Image symboliqueTakaichi envoie une offrande à Yasukuni pour le 81e anniversaire de la capitulation
La première ministre japonaise Sanae Takaichi a envoyé samedi une offrande rituelle au sanctuaire Yasukuni, 81 ans après la capitulation, sans s'y rendre elle-même. Le ministre de la Défense Shinjiro Koizumi s'y est rendu en personne.
Takaichi s'était rendue plusieurs fois à Yasukuni avant sa prise de fonctions en octobre dernier, mais elle s'en tient éloignée depuis; elle a payé l'offrande de sa poche en tant que présidente du Parti libéral-démocrate au pouvoir, selon un haut responsable du parti. Koizumi est le premier ministre de la Défense en exercice dont la visite à la date anniversaire est confirmée depuis Minoru Kihara, le 15 août 2024, aujourd'hui secrétaire général du gouvernement. Le sanctuaire honore des dirigeants condamnés comme criminels de guerre, et de telles visites suscitent des reproches de la Chine et de la Corée du Sud.
Pékin met en garde contre le « néomilitarisme »
Le porte-parole du ministère chinois de la Défense, le colonel supérieur Chen Xi, a mis en garde vendredi 14 août contre une résurgence du « néomilitarisme », alors que Tokyo prépare un budget de défense record, rapporte Global Times. Des chercheurs japonais se sont inclinés le même jour devant les victimes du massacre de Nankin.
Ishiba appelle à la franchise sur la guerre
L'ancien premier ministre Shigeru Ishiba a déclaré le même jour à Nikkei que le Japon doit regarder son passé en face; ce sens des responsabilités, il le rattache à une remontrance du défunt dirigeant singapourien Lee Kuan Yew.
Autres opinions
Global Times présente l'anniversaire sous l'angle de crimes de guerre non expiés et du réarmement, tandis que Nikkei et le South China Morning Post rapportent qui s'est rendu au sanctuaire. TASS ignore Yasukuni et souligne la libération de la Corée de l'occupation japonaise.