Image symboliqueL'AIE et l'Opep abaissent leurs prévisions pétrolières, Ormuz reste fermé
L'AIE et l'Opep ont abaissé mercredi leurs prévisions pétrolières, en cause le blocage du détroit d'Ormuz. Le brut a reculé jeudi après cinq séances de hausse.
L'Agence internationale de l'énergie a indiqué mercredi 12 août que le bras de fer a interrompu la reprise de l'offre pétrolière tout en aggravant le repli de la demande, rapporte le Wall Street Journal; Bloomberg lit le même rapport comme une pénurie d'offre qui continue de s'aggraver malgré le coup porté à la consommation par la guerre. L'Opep a justifié sa propre révision par l'enlisement des négociations sur le détroit, selon le Journal, qui a par ailleurs fait état d'une hausse inattendue des stocks américains de brut.
Les exportateurs du Golfe contournent le détroit
Les producteurs du Golfe investissent des milliards dans des routes d'exportation qui évitent Ormuz, rapporte le New York Times: dépendre du seul détroit est un risque qu'ils ne prendront plus, même en cas de cessez-le-feu.
Les stocks de gaz européens au plus bas depuis 2009
Les stockages souterrains de l'UE sont remplis à 59,4 % à la mi-août, contre environ 74 % les années précédentes, un niveau inédit depuis 2009 hormis 2021, rapporte Le Monde, qui pointe les livraisons de GNL perturbées du Qatar et des Emirats.
Des coûts record au canal de Panama
Les navires qui évitent le Golfe et la mer Rouge ont porté les coûts du canal de Panama à des niveaux record: un porte-conteneurs a payé aux enchères environ 4 millions de dollars pour doubler une file d'attente d'une dizaine de jours, rapporte le Guardian.
Autres opinions
Bloomberg soutient que, pour le marché pétrolier, le détroit n'est pas fermé; le Guardian écrit que les combats ont de fait fermé Ormuz et Bab el-Mandeb.