Image symboliqueLes cas d'Ebola au Congo dépassent 4 400, l'ONU alerte sur un doublement tous les 20 jours
Les cas confirmés d'Ebola en République démocratique du Congo ont atteint 4 449, dont 2 061 décès, selon des données gouvernementales publiées mardi. Les autorités sanitaires y voient l'épidémie à la propagation la plus rapide jamais enregistrée.
The Telegraph rapporte que le chef de l'ONU a averti que l'épidémie double environ tous les 20 jours et pourrait dépasser celle d'Afrique de l'Ouest de 2014 à 2016, que l'OMS a chiffrée à 28 616 cas et 11 310 morts. Les données de l'institut congolais de santé publique, diffusées tard mardi 11 août, recensent des cas confirmés dans cinq provinces, et le nombre de morts est passé de 1 000 à 2 000 en moins d'un mois, contre un peu plus de douze mois lors de l'épidémie de 2018 à 2020 dans le même pays. The National attribue ce rythme à une détection tardive, au conflit et à des services de santé sous tension, tandis que les pénuries de matériel et l'insécurité entravent le traçage des contacts et l'isolement des patients.
Aucun vaccin homologué contre cette souche
La 17e épidémie au Congo est due à l'espèce Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle aucun vaccin ni traitement n'est homologué. L'Organisation mondiale de la santé l'a déclarée urgence de santé publique de portée internationale, après l'apparition de cas en Ouganda voisin.
La transmission pourrait remonter à janvier
Une étude publiée le mois dernier dans la revue Science conclut que la transmission a pu commencer en janvier ou plus tôt dans la province d'Ituri, en recensant plus de 500 cas suspects entre la mi-janvier et le 15 mai.