Image symboliqueLa CIA renforce ses opérations à Cuba alors que Washington intensifie sa poussée pour un changement de régime
L'administration Trump approfondit ses efforts pour forcer un changement de dirigeants à La Havane, la CIA élargissant ses opérations sur l'île tandis que des responsables cherchent une figure cubaine capable de prendre le pouvoir. De nouvelles sanctions touchent désormais la chaîne d'approvisionnement alimentaire.
Ce qui s'est passé
- La campagne de Washington a débuté il y a un peu plus de six mois avec un strict embargo pétrolier ; les hôtels gérés par des étrangers, principale source de revenus de l'île, ont fermé.
- En juillet, le département d'État a sanctionné l'importateur public GECOMEX et l'opérateur portuaire GEMAR, augmentant les risques de conformité pour les fournisseurs de nourriture et d'équipements.
- Plus de 7 000 conteneurs à destination de La Havane sont bloqués après la suspension des opérations cubaines par Hapag-Lloyd et CMA CGM.
- Le secrétaire d'État Marco Rubio a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre cinq entreprises cubaines et huit responsables, dont le chef d'état-major général des forces armées.
- Un récent document des services de renseignement américains classe Cuba comme cible « priorité 1 », aux côtés de la Chine, de l'Iran et de la Russie.
Le regard extérieur
Le journal brésilien Folha, reprenant des informations du New York Times, indique que les agences américaines ont conclu que Cuba ressemble davantage à l'Iran qu'au Venezuela, avec des figures majoritairement radicales positionnées près du pouvoir. Jacobin note que les États-Unis demeurent l'un des plus grands partenaires commerciaux de Cuba, ayant exporté pour plus de 828 millions de dollars de marchandises l'année dernière.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- Aucun responsable cubain n'a été trouvé prêt à prendre la relève ; le modèle de la Vénézuélienne Delcy Rodríguez n'a pas d'équivalent identifié à La Havane.
- El País rapporte qu'une opération militaire n'a pas été exclue.
- L'ouverture annoncée par Cuba au secteur privé n'a pas répondu aux exigences américaines : achat de pétrole américain, accès au marché, expulsion des agents russes et chinois.
United States: Cuba's military and intelligence institutions enforce domestic repression and kleptocracy, and sanctions relief requires economic liberalisation and cooperation with Washington.
Cuba: Havana's UN envoy says Trump's 29 January executive order caused the fuel shortage and humanitarian crisis, and that Washington is justifying possible military aggression.
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