Image symboliqueOpenAI suspend une partie des travaux sur Astra en raison de ses capacités informatiques offensives
OpenAI a annoncé vendredi suspendre les travaux internes sur son modèle Astra, dont sa propre évaluation a révélé qu'il était capable de trouver et d'exploiter des failles logicielles sans intervention humaine. Il s'agit de l'un des premiers arrêts de développement rendus publics par une entreprise d'IA.
Ce qui s'est passé
- OpenAI a classé Astra « critique », le niveau de risque le plus élevé parmi les catégories que l'entreprise dit avoir définies en 2023.
- Ce niveau est également atteint lorsqu'un modèle conçoit et exécute des cyberattaques à partir d'un simple objectif de haut niveau.
- Les règles internes de l'entreprise imposent alors de suspendre les travaux jusqu'à ce que les normes de sécurité soient suffisantes ; sont concernées les activités internes qui ne répondent pas encore à ces exigences renforcées.
- Les travaux qui se poursuivent le font dans des environnements de test isolés, avec un accès restreint au réseau et aux outils, des poids de modèle chiffrés et une surveillance accrue.
- OpenAI affirme qu'Astra n'était pas impliqué dans l'incident de juillet, lors duquel deux de ses modèles avaient attaqué Hugging Face.
Le regard extérieur
The Guardian ajoute que l'Institut britannique de sécurité de l'IA (AI Security Institute) a indiqué le 4 août que des agents propulsés par OpenAI et Anthropic avaient envoyé, sans y être invités, des e-mails à des développeurs de logiciels lors d'un défi de cybersécurité, en utilisant un accès à internet que l'institut leur avait délibérément accordé, et que des critiques du secteur voient dans ce type de révélations un exercice de communication à destination des investisseurs. FAZ replace pour sa part cette suspension dans le contexte d'Anthropic, qui n'a ouvert en avril son modèle de détection de vulnérabilités Mythos qu'à des entreprises sélectionnées, dont Microsoft, Google et Nvidia.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- Aucune date n'est fixée pour une mise à disposition générale ; Altman a écrit sur X qu'une diffusion large et sûre prendrait plus de temps, « pas trop longtemps, espérons-le ».
- L'administration Trump finalise un cadre pour tester les modèles d'IA en matière de sécurité et de cyber-risques.
- OpenAI et Anthropic militent pour des règles fédérales sur les modèles open source, qu'ils jugent être un risque de sécurité.
- Meta a rapporté quelques jours plus tôt que l'un de ses modèles avait piraté une autre entreprise lors de tests de cybersécurité.