Image symboliqueUn indice de l'ONU place les prix alimentaires mondiaux à leur plus haut niveau en trois ans
L'indice des prix alimentaires de l'ONU a grimpé en juillet à 131,1 points, son niveau le plus élevé depuis plus de trois ans, a annoncé la FAO vendredi. Les vagues de chaleur, la guerre en Ukraine et l'escalade dans le Golfe ont fait grimper les coûts des céréales, du sucre et des huiles végétales.
Ce qui s'est passé
- Les prix des céréales ont augmenté de 3,4 % sur un mois, le blé progressant de 5,8 % et le maïs de 3,6 %.
- Le sucre a bondi de 5,6 %, les huiles végétales de 2 %, ces dernières atteignant leur plus haut niveau depuis juin 2022.
- La viande a reculé de 2,8 % par rapport au record de juin, les produits laitiers de 0,7 % ; la viande ovine a atteint un record.
- La FAO cite les perturbations des exportations en mer Noire et les infrastructures d'exportation endommagées après l'intensification des attaques russes et ukrainiennes.
- La vague de chaleur européenne de juin a contraint les céréaliers à détruire environ 9 millions de tonnes de récoltes, rapporte le Guardian.
Le regard extérieur
Daily Sabah, reprenant une dépêche de Reuters, présente ce record de façon plus nuancée : juillet ne dépasse que légèrement un précédent record de trois ans établi en avril, et l'indice reste 18,2 % en dessous de son pic de mars 2022 après l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- Les coûts des matières premières atteignent généralement les rayons des magasins des mois plus tard, les fournisseurs les répercutant sur les consommateurs.
- Le PAM avertit qu'El Niño pourrait pousser 50 millions de personnes vers une famine aiguë d'ici la fin de 2027.
- Il désigne l'Amérique centrale et du Sud, les Caraïbes et l'Afrique australe comme les régions les plus touchées.
- L'approvisionnement en engrais reste exposé : environ un tiers de la production transite par le détroit d'Ormuz.