Image symboliqueL'Iran et Oman proches d'un accord sur Ormuz qui interdirait les navires américains et israéliens
L'Iran a déclaré mercredi que ses discussions avec Oman sur la réouverture du détroit d'Ormuz étaient entrées dans leur phase finale. Des informations parues vendredi indiquent que le projet interdirait les navires américains et israéliens et ferait payer un droit de passage aux États jugés hostiles.
Ce qui s'est passé
- Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que les deux parties s'étaient entendues sur les coordonnées géographiques des routes de navigation après deux mois de négociations.
- Selon le projet d'accord, le trafic sortant emprunterait les eaux omanaises, tandis que les navires entrants longeraient la côte iranienne.
- Le détroit est de facto fermé depuis l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février.
- Le Commandement central américain a indiqué jeudi que son blocus se poursuivait : 49 navires commerciaux redirigés, deux immobilisés, deux arraisonnés.
- Le brut s'échangeait autour de 80 dollars le baril jeudi, contre plus de 100 dollars deux semaines plus tôt.
Le regard extérieur
Le South China Morning Post relève que peu de navires commerciaux battant pavillon américain ou israélien opèrent dans le monde, laissant planer le doute sur la portée réelle qu'aurait une telle interdiction pour Téhéran, et cite un ancien responsable du département d'État selon lequel les deux camps durcissent leurs exigences plutôt que de faire des concessions. La FAZ cite des analystes qui avertissent que ce sont actuellement les gros titres, et non les fondamentaux, qui déterminent le prix du pétrole.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- La question des frais reste en suspens : des responsables iraniens évoquent des frais de service, tandis que des responsables américains affirment qu'aucun péage ne sera appliqué pendant la période de grâce de 60 jours.
- Un ancien commandant de l'armée de l'air israélienne a déclaré à 103FM que l'Iran chercherait à percevoir environ 7 % de commission, Oman 3 %, et Washington rien du tout.
- Téhéran a promis une déclaration conjointe avec Oman ; une annonce de la Maison-Blanche prévue pour mercredi, rapportée par Axios, n'a pas eu lieu.
- Les attaques houthies contre des pétroliers saoudiens se poursuivent, le groupe revendiquant un huitième puis un neuvième navire depuis le début de son blocus le mois dernier.
Iran: Says the strait is closed because of US and Israeli aggression, asserts control over entering traffic, and makes reopening conditional on the US lifting its blockade.
Oman: Negotiates joint management of the waterway and, according to Israeli radio, presses for a lower transit fee than Tehran demands.
United States: Says the Navy-led blockade controls the strait, rejects any payment for passage, and calls Iran's account of the emerging deal inaccurate.
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