Image symboliqueLe Sénat paraguayen poursuit la destitution de Peña après un refus de délai
Le Sénat paraguayen a rejeté vendredi la demande de trois jours supplémentaires du président Santiago Peña et poursuivi son procès en destitution. Le Congrès n'avait pas accepté la démission qu'il avait annoncée la veille.
La Chambre des députés a voté 78 contre 0 jeudi 5 novembre la mise en accusation de Peña après l'effondrement de la banque numérique Ueno. Au Sénat, entre 39 et 42 des 45 membres ont voté contre le report, selon ABC Color (via Breitbart) et Telesur. Peña ne s'est pas présenté, mais ses avocats ont demandé aux sénateurs d'accepter la démission et de clore l'affaire, et averti d'un recours devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme en cas de destitution irrégulière. Les sénateurs ont admis à l'unanimité les preuves à charge. Il faut 30 voix sur 45 pour destituer, ce que le FAZ juge très probable.
L'immunité en jeu
Les anciens présidents obtiennent un siège à vie au Sénat avec immunité, mais pas ceux qui sont destitués. Le sénateur d'opposition Líder Amarilla a jugé qu'accepter la démission reviendrait à garantir l'impunité.
Les accusations contre Peña
L'opposition évoque sa participation au groupe propriétaire d'Ueno jusqu'en mars 2025, des fonds publics placés dans la banque et la nomination d'un ancien cadre d'Ueno à la tête de la banque centrale. Peña nie tout manquement.
Des clients toujours bloqués
Environ 3 millions de clients ont perdu l'accès à leurs comptes après que la banque centrale a ordonné la fermeture d'Ueno mardi. Les premiers remboursements ont commencé, selon le FAZ.