Image symboliqueIsraël dans l'impasse alors que le Likoud accuse les partis arabes d'avoir volé le scrutin
Les résultats définitifs ne donnent la majorité ni à Netanyahou ni à Eisenkot, et les partis arabes atteignent un record de 19 sièges. Le Likoud allègue une fraude ; la police ne voit aucune preuve.
La Commission électorale centrale a annoncé jeudi 29 octobre que le bloc de Netanyahou avait remporté 53 sièges et l'opposition 48, tous deux sous la barre des 61. Le Likoud est le premier parti avec 27 sièges, Yashar d'Eisenkot en compte 21, et la Liste unie (11) et Raam (8) sont décisives. Yair Golan, des Démocrates, plaide pour une coalition avec les partis arabes, tandis qu'Avigdor Liberman exclut de siéger avec eux comme avec Netanyahou.
Accusations de fraude
Le Likoud a accusé mercredi les partis arabes de corruption, d'intimidation et de manipulation des bulletins. La police a indiqué jeudi qu'aucun élément d'enquête ou de renseignement ne les étaye ; le Likoud dit vouloir faire annuler les résultats dans des bureaux de vote suspects.
Enquête du Shin Bet
Le président de la commission électorale, Noam Sohlberg, a chargé le patron du Shin Bet, David Zini, d'examiner un financement étranger présumé, que les médias israéliens relient au Qatar et à la Turquie. Il a dit ne pas pouvoir juger du bien-fondé des soupçons et demandé des conclusions sous une semaine.
Le Qatar rejette les accusations
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a nié toute ingérence et jugé ces affirmations « ridicules et dangereuses ».