Image symboliqueLe Kremlin rejette une trêve de 60 jours alors que les frappes continuent après l'annonce d'un cessez-le-feu énergétique par Trump
Trump a annoncé dimanche un cessez-le-feu énergétique dont Kyiv n'avait pas connaissance, et les frappes russes sur les sites énergétiques ukrainiens ont continué. Lundi, le Kremlin a rejeté l'idée de Zelensky d'un cessez-le-feu de 60 jours.
Trump a écrit dimanche 11 octobre sur Truth Social que les deux camps avaient accepté la trêve, rapporte le Financial Times. Zelensky a déclaré lundi à Varsovie que des drones et des missiles russes avaient frappé des sites gaziers et électriques pendant la nuit, plongeant des quartiers de Kyiv dans le noir et privant d'eau une grande partie de la ville. Kyiv respectera une trêve si Moscou fait de même, a-t-il dit, sinon elle continuera de frapper les installations énergétiques russes. Le Kremlin n'a pas confirmé la trêve ; Peskov a seulement indiqué que les contacts avec les États-Unis se poursuivaient.
Pression sur les frappes contre les raffineries
Selon Meduza, la brouille entre Trump et Zelensky vient de l'exigence de Trump que Kyiv cesse de frapper les raffineries russes et d'un accord Moscou-Washington assouplissant les sanctions sur le diesel russe. Le Handelsblatt rapporte que Washington menacerait de bloquer les livraisons d'armes.
Le Kremlin refuse une trêve pour les élections
Après que Trump a déclaré samedi 10 octobre que l'Ukraine devait avoir un nouveau président, Zelensky a demandé un cessez-le-feu de 60 jours pour organiser des élections. Peskov a refusé lundi, affirmant que la Russie veut une paix durable et que Kyiv mettrait ce temps à profit pour se réorganiser, sans exclure un arrêt des frappes le jour du scrutin.
Le soutien européen
Le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul, le président français Emmanuel Macron et Londres ont publiquement soutenu Zelensky.