Image symboliquePillay juge inacceptables les sanctions américaines contre la CPI, des alliés protestent
La lauréate du Nobel Navi Pillay a jugé samedi inacceptables les sanctions américaines visant l'ensemble de la Cour pénale internationale. Le Japon et les Pays-Bas s'y opposent aussi.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a annoncé les sanctions vendredi 9 octobre, quelques heures après l'attribution du prix Nobel de la paix à Pillay. Samedi, depuis Nuremberg en visioconférence, Pillay a déclaré que des sanctions contre des juges pour leurs décisions étaient sans précédent. Rubio qualifie la Cour de « voyou » et veut la priver de ressources. Un délai de grâce de six mois s'applique ; selon Le Monde, il expire le 9 avril 2027, sauf si la CPI annule les mandats visant Nétanyahou et abandonne les enquêtes sur l'Afghanistan et la CIA.
Les alliés protestent
Sept pays, dont l'Allemagne, la France, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, se disent en « fort désaccord ». Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Tom Berendsen, indique que l'UE pourrait recourir en dernier ressort à son règlement de blocage et qu'il en discutera lundi avec ses homologues européens.
Trump s'en prend à la Norvège
Samedi, Trump a écrit sur Truth Social que ce prix laissait une « tache indélébile » sur la réputation de la Norvège.
Autres opinions
Le Tehran Times écrit que les sanctions protègent des responsables américains et israéliens de poursuites ; selon lui, Nétanyahou a remercié Washington.