Image symboliqueL'Égypte enquête sur la frappe de drone visant le port de Damiette alors que la guerre en Iran entraîne d'autres États
Une frappe de drone a enflammé deux navires mercredi dans le port méditerranéen égyptien de Damiette, la première attaque de ce type sur le sol égyptien depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran en février. Le Caire a indiqué qu'une enquête préliminaire évoquait un drone non identifié et qu'aucun groupe n'avait revendiqué l'attaque. Le port se trouve à proximité du canal de Suez, et la frappe a braqué les projecteurs sur la vulnérabilité du transport maritime empruntant cette voie d'eau, alors que la guerre entraîne désormais la Jordanie, le Koweït, l'Arabie saoudite et l'Irak.
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Ce qui s'est passé
Mercredi 29 juillet, un incendie s'est déclaré sur deux navires dans le port de Damiette, sur la côte méditerranéenne de l'Égypte, non loin de l'entrée nord du canal de Suez. Le gouvernement égyptien a déclaré le lendemain qu'une enquête préliminaire indiquait qu'un drone non identifié était à l'origine de l'incendie, et qu'aucun groupe n'en avait revendiqué la responsabilité. Des sources du secteur commercial citées par Reuters ont indiqué que le drone avait frappé l'unité flottante de stockage et de regazéification Energos Winter, de propriété américaine, appartenant à Energos Infrastructure et gérée par Wilhelmsen Ship Management, et que l'incendie s'était propagé à un second navire. Des sources sécuritaires égyptiennes ont déclaré à The National que l'examen des débris indiquait la présence d'au moins deux drones, et que des experts militaires avaient ouvert une enquête de haut niveau sur la manière dont ils avaient pu pénétrer plusieurs couches de défense aérienne autour de ce site énergétique hautement surveillé. La première déclaration du Caire, mercredi, ne mentionnait qu'un incendie, sans évoquer de drone ; l'attaque avait d'abord été signalée par la société britannique de sécurité maritime Ambrey. Le président américain Donald Trump a indiqué avoir été informé de l'incident.
Le regard extérieur
Les médias du Golfe et turcs replacent la frappe dans le cadre d'une guerre qui a largement débordé ses deux principaux protagonistes. The National rapporte que des sources égyptiennes affirment que Le Caire a contacté des responsables iraniens pour établir les responsabilités et qu'il maintiendra une réponse mesurée même une fois l'auteur identifié, car une escalade « n'aiderait personne ». Daily Sabah dresse la liste des répercussions survenues le même jour : une frappe iranienne sur le bâtiment d'une entreprise chinoise dans le nord du Koweït ayant tué un ouvrier, cinq missiles iraniens interceptés par la Jordanie, et l'Arabie saoudite rejoignant ouvertement les frappes américaines contre des groupes alignés sur l'Iran dans l'est de l'Irak.
Ce qui pourrait se passer ensuite
L'Égypte est l'un des quatre médiateurs, aux côtés du Pakistan, du Qatar et de la Turquie, qui tentent de relancer le cessez-le-feu de juin, effondré ce mois-ci, et ses sources indiquent qu'elle privilégiera des démarches diplomatiques plutôt que des représailles. Le New York Times rapportait vendredi que la liste des pays touchés par la guerre ne cesse de s'allonger, certains prenant désormais part directement aux combats ; le ministre saoudien de la Défense a profité d'une rencontre à Washington avec le vice-président JD Vance mercredi pour exhorter l'administration à ne pas pousser plus loin l'escalade. Avec les forces houthies qui déclarent un blocus naval visant le transport maritime saoudien et un drone atteignant désormais un terminal énergétique égyptien pourtant surveillé, assureurs et exploitants font face à un second point de tension sur la route de Suez, en plus du détroit d'Ormuz. L'examen par l'Égypte de sa défense aérienne et ses contacts avec Téhéran sont les prochaines étapes à surveiller.
Egypt: Calls the strike an attack by an unidentified drone, says it will protect its national security but signals it will not retaliate militarily while it keeps mediating.
United States: Says it struck IRGC command centres and drone facilities in response to Iranian fire on its forces, and has been briefed on the hit to the US-owned tanker at Damietta.
Iran: Has not claimed the Damietta strike; reports civilian and Guards deaths from US attacks and says it struck the US-run Azraq base in Jordan in retaliation.
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