Image symboliqueLe pétrole bondit d'environ 8 % alors que les frappes ralentissent le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz
Le Brent a grimpé de près de 8 % pour atteindre environ 91 dollars le baril mercredi, après que les Gardiens de la révolution iraniens ont tiré des missiles balistiques sur les forces américaines en Jordanie et que les forces américaines et saoudiennes ont frappé des groupes alliés à l'Iran dans l'est de l'Irak. Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz reste très inférieur à la normale, et les stocks de brut américains ont chuté de 7,2 millions de barils la semaine dernière. Le Japon et d'autres acheteurs asiatiques se tournent vers le brut canadien acheminé par l'oléoduc Trans Mountain afin de réduire leur exposition au Golfe.
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Ce qui s'est passé
Le Brent a progressé de 7,3 à 8,3 % mercredi, pour atteindre environ 90 à 91 dollars le baril, et le WTI américain a gagné environ 7 % pour s'établir à près de 84,80 dollars, selon des données de marché citées par TASS et The National. Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré avoir tiré des missiles balistiques sur une base aérienne américaine et une installation du Commandement central en Jordanie ; les forces américaines et saoudiennes avaient auparavant frappé des groupes alliés à l'Iran dans l'est de l'Irak. Le CENTCOM a qualifié cela de réponse à plus de 30 attaques de drones contre des infrastructures énergétiques américaines et saoudiennes en 72 heures, et le ministère saoudien de la Défense a évoqué des attaques contre les installations pétrolières du royaume. Les Gardiens de la révolution ont également affirmé que leurs forces navales avaient touché trois pétroliers dans le détroit, sans nommer ni les navires ni leur pavillon. Ce bond fait suite à une chute de 16 % sur trois jours, la plus forte pour le brut depuis 2020, après que le Brent avait dépassé les 100 dollars la semaine dernière. Les stocks commerciaux de brut américains ont diminué de 7,2 millions de barils pour s'établir à 404,5 millions lors de la semaine se terminant le 24 juillet (EIA), et la moyenne sur sept jours des pétroliers dans le détroit d'Ormuz s'est établie à 11, très en deçà du niveau de l'an dernier, selon l'outil IMF Port Watch.
Le regard extérieur
The National (Émirats arabes unis) et Al Jazeera (Qatar) mettent en avant le marché physique : un trafic ralenti dans le détroit d'Ormuz, des stocks américains en baisse, et des acheteurs asiatiques en quête d'alternatives. Al Jazeera rapporte que le Japon, qui recevait plus de 90 % de son pétrole via le détroit d'Ormuz avant la guerre, doit recevoir sa première cargaison canadienne depuis 2025, affrétée par Exxon Mobil pour le raffineur Eneos. L'agence russe TASS présente ce mouvement comme une donnée de marché, aux côtés de la menace de frappes puissantes formulée par Washington et de sa disposition affichée à poursuivre les négociations.
Ce qui pourrait se passer ensuite
Tokyo a abaissé sa prévision de croissance pour cette année à 0,9 % contre 1,3 % en raison de la hausse des prix du pétrole, tandis que l'Inde, la Malaisie et Singapour sont elles aussi revenues au brut acheminé via l'oléoduc canadien Trans Mountain, qui fonctionne à près de 90 % de sa capacité de 890 000 barils par jour. La réserve stratégique américaine est tombée à 307,7 millions de barils, son niveau le plus bas depuis 1983, après que Washington a engagé 172 millions de barils dans le cadre de la libération de 400 millions de barils décidée par l'AIE. Des analystes de RBC cités par Bloomberg ont déclaré rester sceptiques quant à une percée diplomatique et s'attendre à ce que le risque de missiles, de mines et de drones maintienne une grande partie du marché du transport maritime à l'écart. Le premier ministre canadien a affirmé qu'il n'utiliserait pas le pétrole comme moyen de pression dans les négociations avec Washington, malgré les nouveaux tarifs douaniers américains sur les produits canadiens.
Iran: The Revolutionary Guard says it struck US forces in Jordan over what it calls aggressive US actions and claims full control of the Strait of Hormuz, where it says it hit three tankers on an unsafe and illegal route.
United States: CENTCOM says it thwarted Iranian attacks and calls the strikes in eastern Iraq a strong response to more than 30 drone attacks on energy infrastructure, while Washington threatens powerful strikes yet says talks with Tehran continue.
Saudi Arabia: The Defence Ministry says the joint operation answered militia attacks on the kingdom's petroleum facilities and stresses that Riyadh does not seek escalation but will respond to any aggression.
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