Image symboliqueLes forces éthiopiennes prennent Adwa, au Tigré, après Adigrat et Mekele
Les forces fédérales éthiopiennes et une milice alliée sont entrées dimanche à Adwa, à environ 40 km de la frontière érythréenne, selon des habitants. Le TPLF s'était retiré la veille.
Des habitants ont indiqué à l'AFP que les troupes étaient entrées dimanche 11 octobre à Adwa sans combat, quelques jours après la prise d'Adigrat par les forces éthiopiennes. Un habitant a précisé que les forces gouvernementales n'avaient pas encore atteint le centre. Mekele était tombée aux mains des forces éthiopiennes la semaine précédente, après que le TPLF a confirmé son retrait et déplacé « temporairement » son administration régionale. Dimanche, Ethiopian Airlines a repris ses vols entre Addis-Abeba et Mekele, pour la première fois depuis le 23 septembre, date à laquelle une alliance de sept groupes armés, dont le TPLF, a lancé les combats et pris l'aéroport. Le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa, a dit qu'il « ne souhaitait pas commenter ».
Pillages et frappe de drone
Un habitant a déclaré à l'AFP que les commerces d'Adwa étaient fermés et que de nombreuses institutions publiques, dont l'hôpital d'Adwa, avaient été pillées la nuit précédente. L'observatoire ACLED affirme que des drones éthiopiens ont frappé un hôtel d'Adwa le 4 octobre, faisant entre cinq et neuf blessés ; certaines de ses sources y situaient des cadres du TPLF, ce qui n'est pas vérifié.
L'Érythrée au cœur du différend
L'Éthiopie accuse l'Érythrée, le Soudan et l'Égypte de soutenir l'alliance rebelle ; Khartoum et Le Caire le démentent. L'Érythrée a rompu ses relations diplomatiques la semaine dernière et, selon le résumé du dossier, a demandé samedi au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner ce qu'elle appelle une « déclaration de guerre » de l'Éthiopie.