Image symboliqueL'Érythrée saisit l'ONU alors que les forces alliées à l'Éthiopie disent avoir repris Adigrat
L'Érythrée a demandé samedi au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner la « déclaration de guerre » de l'Éthiopie. Les forces alliées à l'Éthiopie affirment avoir repris Adigrat après une incursion érythréenne.
Le ministre érythréen des affaires étrangères, Osman Saleh, a écrit samedi 10 octobre au Conseil de sécurité, qualifiant les accusations d'incursion de prétexte à une guerre d'agression et réclamant des mesures dissuasives. La veille, le ministre éthiopien des affaires étrangères, Gedion Timothewos, avait accusé l'Érythrée d'une « invasion totale » jusqu'à 60 kilomètres à l'intérieur du Tigré et invoqué le droit à la légitime défense prévu par l'article 51. Les Tigray Peace Forces, milice alliée à l'armée éthiopienne, ont déclaré qu'Adigrat est « libre ». L'agence EFE n'a pas pu vérifier la vidéo de la milice montrant des habitants en liesse.
Frappes de drones près d'Adigrat
L'ACLED a rapporté que des drones présumés éthiopiens ont frappé des troupes et des véhicules érythréens près d'Adigrat dans la nuit de mercredi à jeudi, après leur passage de la frontière à Zalambessa. Une source sécuritaire étrangère a indiqué à l'AFP que 5 000 à 8 000 soldats érythréens sont au Tigré ; les autorités éthiopiennes n'ont pas répondu à l'AFP.
Accès à la mer Rouge et Tigré
L'Éthiopie accuse l'Érythrée de soutenir les rebelles du TPLF. L'Érythrée affirme qu'Addis-Abeba convoite son port d'Assab, tandis que le premier ministre Abiy Ahmed répète que l'Éthiopie, enclavée, doit avoir accès à la mer. Le département d'État américain a appelé les deux gouvernements à la retenue.