Où en est le thème
La transition post-Maduro du Venezuela a désormais une date. Des négociations entre le gouvernement et l'opposition doivent débuter le 1er août sous la supervision de Washington, avec pour objectif affiché d'établir une voie vers de nouvelles élections, rapporte El País, deux ans après le scrutin présidentiel contesté de 2024. Ce calendrier s'accompagne de la déclaration de Donald Trump vendredi selon laquelle le Venezuela n'est pas encore prêt à organiser des élections, une remarque formulée près de sept mois après la capture de Nicolás Maduro qui, comme le souligne Folha de S.Paulo, refroidit les attentes d'un retour rapide à la normalité démocratique. Les pourparlers s'ouvrent donc sur un point de départ convenu mais sans date électorale ni processus de vote indiqués dans les informations disponibles.
La table sera dressée sans la figure centrale de l'opposition. María Corina Machado, la dirigeante de l'opposition et lauréate du prix Nobel de la paix, a déclaré dimanche qu'elle ne participerait pas aux pourparlers soutenus par les États-Unis avec le gouvernement de facto de Delcy Rodríguez, selon le South China Morning Post, les négociations devant se poursuivre malgré son refus. Ses motivations, ainsi que la portée et les participants du processus, ne sont pas précisées dans les informations disponibles. En parallèle, Caracas a annoncé vendredi son retrait définitif de la Cour pénale internationale, le tribunal qui enquête depuis 2017 sur d'éventuels crimes contre l'humanité dans le pays, selon Folha de S.Paulo, refermant du côté vénézuélien un chapitre de près d'une décennie de surveillance extérieure ; les effets de ce retrait sur l'enquête en cours ne sont pas abordés.