Image symboliqueLe maire de Ceuta réclame un centre de rétention, les contrôles frontaliers demeurent
Le maire de Ceuta a réclamé un centre de rétention pour les milliers de migrants toujours présents dans l'enclave. L'Espagne et l'Italie maintiennent leurs contrôles frontaliers avant un franchissement massif appelé pour le 15 août.
Le maire-président Juan Jesus Vivas, du Parti populaire conservateur, a déclaré qu'un tel centre devait être « obtenu d'urgence » afin que les migrants « ne soient pas dans nos rues ». Il évalue entre 8 000 et 11 000 le nombre de personnes encore présentes dans l'enclave, contre 2 500 selon le gouvernement ; des centaines de mineurs non accompagnés ne peuvent être expulsés de manière sommaire en vertu du droit espagnol. Lundi, les autorités espagnoles ont porté à 80 000 leur estimation des passages depuis le Maroc fin juillet, dont 70 000 sont rentrés en deux jours, selon le gouvernement. La police a fait état de 5 000 habitants ayant manifesté dimanche.
Bruxelles demande, les plateformes décident
Les rumeurs selon lesquelles atteindre le rivage de Ceuta ouvrirait la voie vers l'UE se sont propagées sur TikTok, WhatsApp et Facebook ; leur origine reste inconnue. La commissaire européenne au numérique Henna Virkkunen a demandé à Meta et TikTok davantage de surveillance ; le mécanisme de crise du DSA exigerait, selon la FAZ, de six mois à deux ans.
Schengen sous tension
Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a dit que les contrôles avec l'Espagne pourraient être levés après le 15 août en l'absence d'un nouvel afflux, quelques jours après que le chef de la diplomatie espagnole Jose Manuel Albares les a qualifiés d'« injustifiés ». Neuf États de l'UE appliquent de tels contrôles, alors qu'aucune des personnes ayant traversé n'a atteint la péninsule espagnole : Ceuta est hors de l'espace Schengen.
Autres opinions
Al Jazeera met au premier plan la situation des migrants ; The National (Émirats) lit les contrôles italiens comme un message électoral de Meloni.