Image symboliqueUne cour d'appel américaine autorise les plaintes pour addiction aux réseaux sociaux
Une cour d'appel américaine a jugé lundi que Meta, Google, TikTok et Snapchat devaient répondre de milliers de plaintes affirmant qu'ils ont conçu leurs plateformes pour rendre les enfants dépendants. Elle a aussi refusé de reporter un procès distinct visant Meta, qui s'ouvre mercredi.
La cour d'appel du 9e circuit, basée à San Francisco, a estimé que les entreprises avaient fait appel trop tôt, avant tout jugement, et que la section 230 du Communications Decency Act de 1996 constitue un moyen de défense contre la responsabilité et non une immunité contre les poursuites; les plateformes soutenaient qu'elle écarte aussi les plaintes leur reprochant de ne pas avoir averti le public du caractère addictif de leur conception. Nikkei Asia et Al Jazeera dénombrent plus de 3.000 plaintes fédérales, le South China Morning Post environ 2.400, déposées par des États, des municipalités, des districts scolaires et des familles.
Meta face à 29 États
Ce procès a été engagé par 29 procureurs généraux d'États, qui accusent Meta d'avoir collecté illégalement des données d'enfants et trompé le public sur la sécurité de ses plateformes.
Des verdicts antérieurs ont déjà coûté cher à Meta
Un jury de Los Angeles a jugé Meta et Google négligents et accordé 6 millions de dollars à une femme de 20 ans, rapporte Reuters; un jury du Nouveau-Mexique a condamné Meta à payer 375 millions de dollars, un juge y ajoutant 567 millions. Les deux groupes nient toute faute et comptent faire appel.
Autres opinions
Al Jazeera inscrit la décision dans une poussée mondiale visant à écarter les mineurs des plateformes, en citant les interdictions française, britannique et australienne; Nikkei Asia et le South China Morning Post s'en tiennent à la procédure judiciaire.