Image symboliqueTrump réduit les recommandations vaccinales pour les enfants et scinde le ROR
Donald Trump a signé lundi un décret réduisant les vaccins infantiles recommandés par les agences fédérales et espaçant les doses. Les organisations médicales et des élus démocrates l'ont jugé dangereux.
Il l'a signé dans le bureau Ovale aux côtés du ministre de la santé, Robert F. Kennedy Jr., en reliant de nouveau les vaccins à l'autisme : les taux élevés d'aujourd'hui n'existaient pas quand les enfants recevaient bien moins d'injections, a-t-il affirmé, tout en concédant que « nous ne savons pas » la cause. Des décennies d'études n'ont établi aucun lien. Le directeur des NIH, Jay Bhattacharya, a déclaré lors de la signature que « la science prend du temps ». Le Monde souligne que le décret intervient alors que les Etats-Unis affrontent leur pire épidémie de rougeole depuis plus de trente ans.
Le ROR scindé en trois injections
Le décret charge le ministère de la santé de préparer des vaccins séparés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, une option inexistante aux Etats-Unis. Le président de l'AAP, Andrew Racine, estime que des vaccins séparés homologués prendraient plus d'une décennie.
La liste ramenée à onze maladies
Le calendrier des CDC passe de 18 maladies en 2024 à onze ; Politika, citant Tanjug, évalue l'ancienne liste à 17 vaccins. L'hépatite B, le Covid-19 et la grippe sortent de la recommandation générale mais restent accessibles si les parents le demandent.
Médecins et élus s'opposent
La présidente de l'ACP, Jan Carney, a qualifié ces changements de « problématiques et profondément préoccupants » et redoute des frais et des rendez-vous supplémentaires ; la sénatrice Patty Murray a appelé les parents à ignorer le décret.
Autres opinions
Breitbart présente le décret comme un choix laissé aux parents et un « gold standard » alignant les Etats-Unis sur les pays comparables ; la serbe Politika et Al Jazeera ne rapportent que la décision, sans les critiques médicales.