Image symboliqueMeta publie un modèle d'IA ouvert, Zuckerberg expose sa vision de la superintelligence
Meta a lancé lundi Muse Glimmer, un modèle d'IA librement téléchargeable qui fonctionne sur ordinateur portable, accompagné d'un essai de 6 500 mots de Mark Zuckerberg sur la superintelligence personnelle.
Zuckerberg fonde son argumentation sur trois principes: l'émancipation de l'individu, l'invention comme finalité de la superintelligence et l'équilibre des pouvoirs comme base de la sécurité. Il s'en prend au fatalisme des laboratoires concurrents, écrivant qu'il ne comprend pas pourquoi quelqu'un persuadé que l'IA supprimera la plupart des emplois se précipiterait pour construire cet avenir. L'idée que seule une concentration extrême du pouvoir rendrait l'IA sûre ne tient pas, affirme-t-il dans un texte que la FAZ lit comme une rupture avec OpenAI et Anthropic.
Des poids ouverts, et davantage promis
Meta présente Muse Glimmer comme une variante de son modèle Muse Spark et reprend les publications ouvertes après avoir récemment privilégié les modèles fermés; selon Le Monde, Muse Spark 1.2 pourrait suivre.
Un milliard pour les villes hôtes
Un fonds Future Is For Everyone doit soutenir les communes où Meta construit ses infrastructures; le Wall Street Journal l'évalue à un milliard de dollars. Zuckerberg cite des primes de 50 000 dollars versées à des enseignants grâce aux recettes fiscales d'un centre de données en Louisiane.
Ce qu'il demande à Washington
Plutôt que des règles mondiales, il propose à Washington un accès anticipé aux modèles les plus puissants, des ingénieurs et des points de contrôle intermédiaires d'entraînement, et s'oppose à l'interdiction des modèles ouverts étrangers, après que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a menacé de sanctions pour vol de propriété intellectuelle.
Autres opinions
Le Monde lit l'essai sur fond d'opposition croissante aux centres de données aux Etats-Unis, un contexte absent du récit de Breitbart; la FAZ met en avant son appel à construire plus vite et à freiner les rivaux géopolitiques.