Image symboliqueAnkara juge le pacte de défense de La Mecque ouvert à l'Égypte
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan estime que l'Égypte pourrait rejoindre le pacte de défense signé vendredi par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Islamabad le qualifie de purement défensif.
Fidan a déclaré à l'agence Anadolu tard samedi que l'Égypte adhérerait « à la prochaine étape », une fois réglées quelques questions techniques. Aucune menace commune ne figure dans le texte, a-t-il ajouté, répondant aux critiques qui voient l'alliance dirigée contre l'Iran. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif ont signé le pacte vendredi 7 août ; une attaque armée contre l'un des trois pays y est considérée comme une attaque contre tous.
La lecture d'Islamabad
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a écrit dimanche que l'accord est « purement défensif » et ouvert aux États prêts à régler pacifiquement leurs différends, en le fondant sur l'article 51 de la Charte des Nations unies.
Téhéran garde ses distances
Le ministère iranien des Affaires étrangères n'a publié aucune déclaration formelle. Hossein Noushabadi, directeur général au ministère, a dit à ISNA samedi que Téhéran y voit surtout le signe d'un recul de la présence américaine ; l'analyste Hamidreza Azizi redoute à plus long terme une pression coordonnée sur l'Iran.
Une brèche pour Pékin
Le South China Morning Post voit dans l'effritement de l'arrangement sécuritaire entre Washington et le Golfe un espace pour la Chine dans la région.
Autres opinions
Le Tehran Times lit le pacte comme la preuve que la protection américaine a une limite ; le Jerusalem Post juge le tournant de Riyad vers la Turquie et le Pakistan comme un revers pour Israël.