Image symboliqueL'Iran promeut des vétérans des Gardiens de la révolution, Ormuz reste fermé
Le guide suprême iranien a placé deux vétérans des Gardiens de la révolution à des postes de sécurité de premier plan, alors que le détroit d'Ormuz reste fermé. Washington mise sur la pression, pas sur de nouvelles frappes.
L'ayatollah Mojtaba Khamenei a fait de Mohsen Rezaee, commandant des Gardiens de la révolution de 1981 à 1997, son représentant au Conseil suprême de sécurité nationale, rapporte le Jerusalem Post, citant des déclarations publiées le dimanche 9 août. L'ancien commandant en second du CGRI, Mohammed Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil depuis mars, devient le conseiller politique de Khamenei. Le Financial Times et Bloomberg relient ce remaniement aux discussions sur Ormuz, après que Téhéran a jugé un accord avec Oman 'très proche'.
Six conditions pour la réouverture
Le vendredi 7 août, sur la radiotélévision d'État IRIB, Zolghadr a énuméré six démarches attendues des États-Unis: la fin de toute agression contre l'Iran, le Liban, le Yémen, l'Irak et la Palestine, aucune menace verbale, la levée du blocus naval et le retrait des forces américaines, le paiement des dommages de guerre, la levée de toutes les sanctions et le déblocage des avoirs gelés.
Washington temporise
Le Wall Street Journal a rapporté dimanche, citant des responsables américains, que Trump a évoqué en privé l'idée de proclamer la victoire sans accord nucléaire et prolongerait indéfiniment le cessez-le-feu si le programme nucléaire iranien reste contenu et si le trafic maritime reprend. Ces responsables s'attendent à ce qu'il ne lève le blocus qu'après une réouverture complète et estiment qu'il peut attendre tant que les prix des carburants tiennent.
Autres opinions
Le quotidien allemand FAZ y voit un échec occidental et met en garde contre un second verrou, les houthistes accentuant leur pression sur Bab el-Mandeb.