Image symboliqueAnkara affirme que le pacte de La Mecque crée des obligations de type OTAN
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré samedi que le nouveau pacte de défense saoudo-turco-pakistanais est techniquement identique à l'article 5 de l'OTAN, mais ne désigne aucune menace commune.
L'accord de défense commune de La Mecque, signé vendredi 7 août par le président Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre Shehbaz Sharif, considère une attaque armée contre l'un des signataires comme une attaque contre les trois. Fidan a déclaré à l'agence Anadolu qu'un État attaqué devrait demander de l'aide et préciser ses besoins, du renseignement et de la logistique aux munitions ou à l'envoi d'unités. Il a indiqué que la rédaction avait pris près de deux ans et huit mois et qu'Ankara souhaite élargir l'alliance au-delà de trois membres.
Téhéran rejette le pacte
Fidan a dit que les pays qui n'attaquent pas les signataires ne seraient pas des cibles. Le député iranien Ebrahim Rezaei a qualifié l'accord d'« accord de papier ».
Washington garde le silence
Al Jazeera a rapporté l'absence de réaction américaine jusqu'à samedi. Kamran Bokhari, du Middle East Policy Council, y voit un signal stratégique plutôt qu'une alliance opérationnelle ; l'analyste Sina Toosi y voit un revers pour la normalisation arabo-israélienne.
Riyad nie tout nouveau bloc
Le vice-ministre saoudien Rayed Krimly a affirmé que le pacte ne visait ni un axe militaire, ni une course aux armements, ni des ambitions nucléaires ; l'Arabie saoudite abritera son secrétariat.
Autres opinions
TASS reprend la comparaison de Fidan avec l'OTAN sans la réaction de Téhéran ; le Global Times chinois y lit un message adressé à Washington.