Image symboliqueL'armée yéménite contre-attaque les Houthis, l'ONU redoute une guerre élargie
L'armée yéménite affirme avoir frappé samedi des positions houthies sur plusieurs fronts, sa première contre-offensive annoncée depuis des mois. Les bombardements houthis sur Mareb se sont poursuivis.
Le porte-parole militaire, le colonel Majed Al Nazili, a déclaré que les frappes avaient visé des sites et des capacités des Houthis sur plusieurs lignes de front, afin de protéger des civils désarmés. L'armée n'a donné aucun détail et a menacé de ce qu'elle a appelé des mesures militaires nécessaires si ses unités étaient de nouveau visées. Le vice-ministre de l'Information, Mohammed Gezan, a affirmé que les Houthis avaient repris le pilonnage de quartiers civils de Mareb, ville qui accueille plus de deux millions de déplacés.
Des jours de tirs houthis meurtriers
Des missiles et des drones houthis ont tué au moins 30 soldats gouvernementaux et blessé 15 personnes à Mareb et dans l'Hadramaout jeudi 6 août, rapporte Al Jazeera. Des frappes menées le lendemain sur des camps de déplacés et des zones résidentielles ont tué deux personnes et blessé 14 autres, selon le ministère yéménite de la Santé; The National évoque plus de 17 morts, citant un responsable yéménite. Les Houthis ont dit avoir visé un camp militaire.
L'ONU appelle à la retenue
L'émissaire de l'ONU Hans Grundberg a déclaré vendredi que le Yémen courait un risque de conflit de grande ampleur plus élevé qu'à tout autre moment depuis la trêve d'avril 2022 négociée par l'ONU, qui a par ailleurs condamné les attaques du groupe contre des pétroliers en mer Rouge.
Autres opinions
The National relaie l'accusation de l'armée selon laquelle les Houthis servent des agendas étrangers, tandis que l'article du South China Morning Post, fondé sur Reuters, souligne que les affirmations des deux camps sont invérifiables.