Image symboliqueL'Iran conditionne la réouverture d'Ormuz à des exigences envers Washington
Téhéran affirme qu'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz est proche, mais qu'il ne rouvrira pas à lui seul la voie maritime. Les Émirats attribuent à un missile iranien la frappe de samedi contre un pétrolier d'Adnoc.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré samedi 8 août que le détroit ne rouvrirait que lorsque Washington "acceptera les conditions de l'Iran" et renoncera à son "approche interventionniste", ajoutant que cela est indépendant des pourparlers avec Oman. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a indiqué que ces conditions incluent une indemnisation américaine pour de prétendues violations du mémorandum d'entente du 17 juin; le Wall Street Journal fait état d'une exigence de retrait américain. L'Iran maintient fermée cette route, par laquelle passe environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, depuis les attaques américaines et israéliennes lancées en février.
Les pourparlers de Mascate
Oman juge positives les négociations sur un passage garanti et avertit que des attaques contre les navires pourraient les ruiner, rapporte Koha. Il est question d'un nouveau corridor que les deux pays géreraient conjointement.
Riyad entre en scène
Les États du Golfe ont condamné l'attaque contre le pétrolier, et l'Arabie saoudite a participé pour la première fois ouvertement à une frappe contre des milices pro-iraniennes en Irak, selon la FAZ, alors même que Riyad plaide pour la désescalade afin de protéger ses recettes pétrolières.
Pressions en Iran
Handelsblatt rapporte que le président iranien défend les négociations avec les États-Unis face à ses critiques dans le pays.
Autres opinions
The Guardian y voit un nouveau tour du cycle d'ultimatums et de reculs de Trump; The American Conservative compte le 162e jour de guerre et met les exigences iraniennes en regard des prix de l'essence aux États-Unis.