Image symboliqueLe renseignement américain relie la Russie au drone explosif de l'aéroport de Leipzig
Le renseignement américain a relié le drone chargé d'explosifs intercepté à l'aéroport de Leipzig/Halle mardi soir à la Russie, rapporte le Wall Street Journal. Le parquet fédéral allemand mène une enquête antiterroriste.
Ce qui s'est passé
- Un chauffeur de bus a fait tomber le drone d'un coup de pied près de la piste sud tard mardi 4 août, a déclaré le député CDU Detlef Seif.
- Une vidéo de surveillance montre qu'il a survolé le site à 19h28 et s'est posé sur le tarmac, à proximité d'avions-cargos ukrainiens, rapporte la F.A.Z.
- Des sources sécuritaires ont confirmé à la dpa la présence de Semtex et de PETN parmi les explosifs ; plusieurs médias rapportent que le drone transportait une carte SIM.
- Leipzig/Halle est la base principale du pont aérien Salis de l'OTAN, qui achemine des Antonov vers le flanc oriental de l'alliance.
Le regard extérieur
Reuters, repris par le South China Morning Post, souligne que les autorités n'ont toujours pas précisé d'où venait le drone ni comment il est entré dans une zone de l'aéroport à accès restreint. Le Financial Times présente cette affaire comme un signal d'alarme sur les menaces hybrides.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- Les informations faisant état d'un détonateur défectueux restent non confirmées ; on ignore si un impact ou une mise à feu à distance était prévu.
- Une carte SIM permettrait un pilotage depuis l'étranger, ce qui laisse dans le flou la localisation de l'opérateur et l'itinéraire emprunté pour pénétrer dans la zone interdite.
- La coalition à Berlin est divisée sur la centralisation de la sécurité aérienne, actuellement répartie entre plus de 40 agences ; la Bundeswehr attend 19 véhicules Skyranger 30 d'ici 2028.
Germany: Interior minister Dobrindt points to "foreign powers", prosecutors treat it as a serious attack, and Chancellor Merz has convened the National Security Council.
Russia: The embassy in Berlin calls the case a hastily concocted provocation serving Kyiv, denies any hybrid attacks by Moscow and speaks of anti-Russian hysteria.
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