Image symboliqueL'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent un pacte de défense mutuelle
L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un pacte de défense trilatéral. Il stipule qu'une attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.
Ce qui s'est passé
- Le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président Recep Tayyip Erdogan et le premier ministre Shehbaz Sharif ont signé le texte, appelé Accord de défense conjoint de La Mecque.
- Le ministère pakistanais des Affaires étrangères indique que l'objectif est un renforcement de la dissuasion collective ; les mesures de soutien concrètes n'ont pas été précisées, rapporte la FAZ.
- Riyad et Islamabad avaient déjà conclu un pacte de défense bilatéral en septembre 2025, dont le libellé est en partie identique.
- Après les attaques essuyées par l'Arabie saoudite pendant la guerre avec l'Iran, le Pakistan a fourni des avions de chasse, des pilotes et un système de défense antiaérienne chinois HQ-9, selon le FT.
- Les forces saoudiennes et américaines ont bombardé l'Irak le 29 juillet, visant ce qu'elles ont qualifié de milices responsables des frappes contre des sites pétroliers saoudiens.
Le regard extérieur
Le Monde cite l'analyste du King's College Andreas Krieg, pour qui ce pacte est le signe le plus net à ce jour que le Moyen-Orient s'éloigne d'un ordre sécuritaire organisé par Washington seul. La FAZ, seule parmi les sources, rappelle les accusations répétées des services militaires et de renseignement occidentaux selon lesquelles Riyad aurait financé le programme nucléaire militaire pakistanais.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- On ignore si des attaques lancées depuis l'Irak déclencheraient le pacte ; le New York Times indique que ses modalités pratiques restent indéfinies.
- Le FT cite une source anonyme qualifiant l'accord de prélude à une nouvelle action militaire saoudienne contre les Houthis.
- Reuters a rapporté jeudi que l'Arabie saoudite avait détecté des mouvements de drones et de missiles pouvant annoncer des attaques imminentes.
Saudi Arabia: Says the pact targets no country in the region and denies any link to nuclear ambitions, while seeking security partners beyond Washington.
Turkey: Its government disinformation unit says the deal does not contradict existing alliance commitments including NATO and complements regional security.
Pakistan: Presents the agreement as collective deterrence, but resists being drawn deeper into the Iran war, citing its large Shiite minority.
Iran: A member of parliament's national security committee dismissed it as a paper agreement that will not bring the Saudis security.
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