Image symboliqueDes frappes houthies sur des camps de l'armée tuent des dizaines de soldats yéménites
Des drones et missiles houthis ont frappé jeudi des camps de l'armée gouvernementale yéménite dans les provinces de Marib et du Hadramaout. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis la trêve conclue en 2022 sous l'égide de l'ONU.
Ce qui s'est passé
- Une source militaire a déclaré à l'AFP que 58 soldats sont morts ; TASS et The National, citant des sources militaires et gouvernementales, ont rapporté au moins 45 morts.
- Des sources médicales avaient auparavant fait état de 38 morts et 29 blessés, selon Le Monde.
- Le porte-parole militaire houthi Yahya Saree a déclaré que les frappes avaient touché des camps des Première et Troisième divisions d'urgence soutenues par l'Arabie saoudite.
- La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a indiqué que des tirs d'obus houthis à Najran avaient blessé 11 personnes, dont un enfant de quatre ans, deux Égyptiens, un Yéménite et un Pakistanais.
- Les combats entre les Houthis et l'Arabie saoudite ont repris le mois dernier, après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran.
Le regard extérieur
TASS ne mentionne aucun rôle saoudien et présente les frappes comme des affrontements locaux dans une guerre qui dure depuis 2014, ajoutant que les Houthis avaient exercé une pression sur les lignes gouvernementales dans le sud de Hodeida la veille. Le Monde relie cette escalade à la guerre entre les États-Unis et l'Iran ainsi qu'à la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- Les bilans divergent selon les sources militaires, médicales et gouvernementales ; les revendications houthies faisant état de centaines de victimes parmi les combattants alignés sur l'Arabie saoudite restent non confirmées.
- Un amiral saoudien a pris le commandement d'une nouvelle alliance maritime en mer Rouge le même jour, rapporte The National ; son effet sur le blocus houthi reste incertain.
- La question de savoir si les combats s'étendront au-delà de Marib, du Hadramaout et de la région frontalière saoudienne de Najran reste en suspens.
Yemeni government: Its defence ministry calls the strikes aggression and promises a response at the appropriate time and place.
Houthis (Ansar Allah): Say they pre-empted a large Saudi military build-up, urge Saudi-aligned fighters to go home and warn they are ready for escalation.
Saudi Arabia: Its coalition accuses the Houthis of bombarding civilian targets and says it will keep taking deterrence measures to protect civilians.
Également impliqués