Image symboliqueUn navire touché au large d'Oman alors que l'Iran frappe une base américaine au Koweït
Un projectile non identifié a touché un navire cargo à environ 37 km au nord-est de Khasab, à Oman, dans la nuit de lundi à mardi. Le Jerusalem Post rapporte que les Gardiens de la révolution iraniens ont attaqué une base américaine au Koweït avec des drones le même matin.
Ce qui s'est passé
- L'UKMTO indique que l'équipage a signalé avoir été touché par un projectile non identifié ; aucune victime ni dommage n'a été signalé jusqu'à présent.
- Une source a déclaré au Jerusalem Post que la base au Koweït avait été attaquée par au moins trois drones.
- Le radiodiffuseur d'État iranien IRIB a rapporté un important incendie au Koweït mardi matin, citant des médias arabes.
- Tasnim a cité des médias arabes faisant état d'explosions dans la province irakienne de Bassora, qui borde l'Iran et le Koweït.
- Les forces américaines ont repris leurs frappes aériennes contre l'Iran en juillet après des attaques iraniennes contre des navires dans le détroit.
Le regard extérieur
Rzeczpospolita, citant PAP, fait remonter l'escalade à des lectures rivales de l'accord préliminaire signé le 17 juin : Washington interprète sa clause sur Ormuz comme une réouverture complète pour les navires civils, Téhéran comme une reconnaissance de la souveraineté iranienne sur une route longeant sa propre côte. Le média polonais ajoute que l'Iran a ensuite bloqué la voie navigable et exigé des droits de transit, et que les analystes de Kpler ont mesuré une baisse du trafic de 77 % en une journée, à cinq navires.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- On ignore qui a tiré sur le cargo ; l'UKMTO n'a attribué le projectile à personne.
- Les navires empruntant la route désignée par les États-Unis au large d'Oman restent exposés tandis que Téhéran s'en tient à son corridor côtier.
- L'existence de négociations est contestée : Trump a annoncé une session lundi, mais le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré au WSJ qu'aucune n'était prévue.
- Kpler indique que les opérateurs surveillent le trafic, les routes et les évolutions diplomatiques susceptibles de redessiner le risque maritime.
Iran: Tehran says the June accord recognises its sovereignty over the strait, requires ships to use its designated coastal route and to pay transit fees.
United States: Washington reads the same clause as a full reopening of the strait for civilian shipping and resumed airstrikes in July after Iranian attacks on vessels.
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