Image symboliqueL'obligation de l'UE d'étiqueter les contenus générés par l'IA entre en vigueur
Les règles de l'UE obligeant les développeurs professionnels et les utilisateurs professionnels à étiqueter les contenus générés par l'IA sont entrées en vigueur dimanche. Les entreprises font désormais face à des questions ouvertes sur la manière de les appliquer.
Ce qui s'est passé
- La réglementation européenne sur l'IA a été adoptée il y a un peu plus de deux ans ; cette disposition s'applique depuis dimanche 2 août.
- Les systèmes interagissant directement avec les personnes, comme les chatbots de service client et la réalité augmentée, doivent afficher des bannières telles que « Vous interagissez avec un système d'IA », ou un équivalent audio.
- Les systèmes générant des images ou des résumés de texte par IA sont soumis à des règles plus légères : une simple mention dans les métadonnées du fichier.
- Ces métadonnées sont invisibles dans le document lui-même, mais lisibles dans les paramètres du fichier et détectables automatiquement par un logiciel.
- Bruxelles a proposé des logos d'étiquetage, dont un badge « IA », mais les utilisateurs peuvent choisir leur propre forme.
Le regard extérieur
Le quotidien économique allemand Handelsblatt aborde surtout cette entrée en vigueur sous l'angle des difficultés de conformité pour les entreprises, tandis que Le Monde se concentre sur la forme visuelle que prendront les étiquettes.
Ce qui pourrait se passer ensuite
- Handelsblatt évoque des difficultés non résolues pour les entreprises appliquant ces règles ; son texte accessible ne précise pas lesquelles.
- Le choix d'adopter les logos de Bruxelles ou une formulation propre est laissé aux entreprises.
- Un étiquetage limité aux métadonnées reste invisible pour les lecteurs à moins qu'un logiciel ne lise le fichier, laissant la visibilité pratique incertaine.