Image symboliqueParis enquête sur d'éventuels liens étrangers des alertes à la bombe, un ministre italien dénonce un piratage prorusse
Le parquet de Paris cherche à savoir si des puissances étrangères sont derrière les alertes à la bombe qui ont perturbé des vols en Europe. Par ailleurs, le ministre italien des Affaires étrangères Tajani affirme que des pirates prorusses ont publié des données sur lui et sa famille.
Le parquet de Paris a annoncé samedi 7 novembre une enquête pour retrouver les auteurs des courriels et leur lien éventuel avec des « puissances étrangères ». Un avion d'Aer Lingus avait été dérouté jeudi vers Évreux-Fauville, et vendredi les services du Premier ministre ont fait état de quatre nouvelles alertes au-dessus de la France ; trois appareils ont atterri à Orly, un à Bordeaux, tous sans encombre. Le nombre d'appareils touchés varie : CNN évoque une vingtaine, RTVE au moins 27. Le gouvernement irlandais a parlé d'une campagne probablement coordonnée. Les revendications envoyées aux aéroports de Rome et de Sofia émanaient des « combattants de l'État masculin », qui semble renvoyer au nom d'un mouvement ultranationaliste russe, dont le chef dément toute implication. Le Financial Times rapporte que les agences de sécurité européennes explorent l'hypothèse de militants prokremlinois ou de groupes de pirates.
Les données du ministre italien sur le dark web
Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a déclaré samedi que des pirates prorusses ont publié des données personnelles sur lui et sa famille et sont prêts à payer pour en obtenir davantage, ce qu'il lie au soutien de l'Italie à l'Ukraine. Reuters a vu des captures d'écran d'une liste de 18 « citoyens hostiles à la Fédération de Russie », et la présidente du Conseil Giorgia Meloni a mis en cause des pirates prorusses. Il Fatto Quotidiano rapporte que le groupe NoName057(16), soupçonné de liens avec le renseignement militaire russe, propose de l'argent pour de telles données depuis le 26 octobre. Moscou n'a pas commenté.
Autres opinions
Telesur (Venezuela) relate les menaces et le nombre de vols sans nommer la Russie, en notant que les autorités n'ont pas confirmé que toutes les menaces soient liées.