Image symboliqueL'Espagne met en cause des erreurs du centre de contrôle après l'accident ferroviaire de Tolède
Le ministre des Transports, Óscar Puente, affirme que des erreurs au centre de contrôle d'Adif à Madrid ont causé la collision près de Tolède, qui a fait au moins 69 morts. Le Premier ministre Pedro Sánchez juge la confiance dans la grande vitesse « brisée ».
Deux trains sont entrés en collision près d'Urda peu avant 9 heures le mercredi 28 octobre, lorsqu'un train de la Renfe a percuté l'arrière d'un train Iryo à l'arrêt. Selon Puente, le système de signalisation LZB, qui freine automatiquement les trains, était tombé en panne et les décisions étaient revenues à des humains ; un opérateur du gestionnaire d'infrastructure Adif aurait alors autorisé le train de la Renfe à repartir à vitesse normale, au lieu des 40 km/h maximum prévus par le protocole. Un rapport préliminaire de l'organisme enquêteur AITAT, publié jeudi, estime la vitesse du train de la Renfe entre 160 et 200 km/h et précise que la valeur exacte dépend de la boîte noire. Le New York Times indique qu'un juge examinera les actes des contrôleurs.
Les syndicats refusent la faute individuelle
Les syndicats ferroviaires estiment que la dégradation des conditions de travail, et non un seul contrôleur, a fragilisé le réseau. Le syndicat CSIF affirme que le centre de Madrid compte toujours 18 postes d'opérateurs, comme en 2019, tandis qu'Adif assure que quelque 500 postes de contrôle du trafic ont été créés dans le pays depuis 2018.
La campagne se recentre sur la sécurité ferroviaire
Puente, de plus en plus pressé de démissionner, a refusé de partir vendredi. L'accident survient neuf mois après la mort de 46 personnes dans une collision entre trains Renfe et Iryo près d'Adamuz, et il a déplacé les élections du 29 novembre du logement vers la sécurité ferroviaire. Le Parti populaire a suspendu sa campagne pendant deux jours, tandis que le chef de Vox, Santiago Abascal, a déclaré qu'il ne resterait pas silencieux.