Image symboliqueLes organisations étudiantes rejettent les concessions, le ministre des Finances exclut toute dépense nouvelle
Les principales organisations étudiantes ont annoncé mardi qu'elles poursuivraient la mobilisation et participeraient à la manifestation du 5 novembre. Le ministre des Finances affirme que la France ne peut pas se permettre de dépenses supplémentaires.
La Fage, l'Unef, l'Union étudiante, l'Union syndicale lycéenne et d'autres groupes ont confirmé la poursuite des protestations après les concessions annoncées lundi 26 octobre par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Elles comprennent 15 000 nouvelles places dans les universités et les filières professionnelles, 1 milliard d'euros pour les universités sur cinq ans, 4 milliards d'euros de prêts aux régions pour la rénovation des établissements et le remplacement du système d'admission à l'université d'ici 2028. La porte-parole syndicale Sabrine Karbach a qualifié ces avancées de "miettes". Le représentant lycéen Louis Letoublon a déclaré sur France 2 que les élèves appelleraient à se mobiliser sans changements concrets. Selon le Financial Times, de nouvelles manifestations sont prévues ce samedi.
Les limites budgétaires
Le ministre des Finances Roland Lescure a déclaré au Financial Times : "nous n'avons pas l'argent", toute dépense supplémentaire devant être compensée par des économies. L'objectif de déficit pour 2027 est de 5 % du PIB, contre une prévision de 5,4 % cette année ; selon The National, la dette approche 120 % du PIB.
Sécurité et rue
Le président Emmanuel Macron a dit à Marseille que de nouveaux troubles ce week-end étaient probables et que les manifestations devaient être déplacées hors des centres-villes. Le ministère de l'Intérieur a compté samedi 410 000 manifestants dans le pays, dont 110 000 à Paris.
Autres opinions
Le média de gauche américain Jacobin soutient que le gouvernement cherche la violence comme prétexte à une répression, citant les couvre-feux et les préparatifs de Lecornu pour suspendre les réseaux sociaux ; le gouvernement accuse des groupes d'extrême gauche.