Image symboliqueFlávio Bolsonaro part pour les États-Unis, le Brésil annule ses passeports
Flávio Bolsonaro a quitté le Brésil pour les États-Unis mardi, quelques heures après l'annulation de ses passeports par la police. Son Parti libéral a reconnu la victoire de Lula.
Selon deux sources citées par Reuters, Bolsonaro est parti avec sa femme et ses deux filles après avoir laissé passer le délai de remise de ses passeports. Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes avait ordonné cette remise lundi 26 octobre, dans une enquête pour blanchiment d'argent dans laquelle Bolsonaro nie toute faute. La Police fédérale a alors annulé son passeport brésilien et son passeport diplomatique. Des médias brésiliens font état d'une arrivée à Fort Lauderdale, et un responsable de la Maison Blanche a indiqué à la Folha de S.Paulo que les États-Unis accorderaient des visas à la famille. Son itinéraire reste flou : l'Argentine dément son entrée sur le territoire, et un haut responsable de la Police fédérale affirme qu'il n'est sorti par aucun point de contrôle migratoire régulier. Lundi, il avait dit n'avoir jamais songé à quitter le pays.
Le parti cède, pas lui
Son Parti libéral a reconnu lundi la victoire de Lula (51,79 % contre 48,21 %), tout en exigeant que les questions en suspens sur le scrutin soient éclaircies. Bolsonaro a abandonné sa demande d'annulation et veut désormais que la justice électorale empêche l'investiture de Lula et du vice-président Geraldo Alckmin pour abus présumé de pouvoir économique, sans reconnaître explicitement sa défaite.
Enquête sur un financement étranger
Mardi, la Cour suprême a ordonné à la police d'enquêter sur sa campagne pour un financement étranger présumé, rapporte Koha en citant la BBC. Selon le titre de Bloomberg, l'enquête vise aussi un groupe lié à Vance.
Le rôle de Washington
Lula accuse Washington de collusion avec les Bolsonaro. Trump, qui avait d'abord mis en doute le résultat sans preuve, a déclaré lundi apprécier Lula et gouverner les États-Unis, pas le Brésil.
Autres opinions
The American Conservative juge la victoire de Lula surprenante et met en cause la prolongation du scrutin, sans mentionner le départ. Le Monde cite une politologue selon laquelle la prolongation a eu un impact très limité sur le résultat.