Image symboliqueL'Iran rejette le plan omanais de contrôle conjoint du détroit d'Ormuz
Oman a présenté à Téhéran une proposition soutenue par le Golfe visant à gérer et rouvrir conjointement le détroit d'Ormuz, sur le modèle du détroit de Malacca, avec des redevances volontaires pour les navires en transit. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a rejeté un partage égal des voies de transit, exigeant qu'une voie soit entièrement sous contrôle iranien ainsi qu'une partie de la seconde, et a affirmé que le détroit resterait fermé tant que Mascate n'accepterait pas. Le Commandement central américain a indiqué avoir redirigé 18 navires commerciaux depuis la reprise de son blocus naval de l'Iran le 14 juillet.
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Pourparlers sur l'escalade avec l'IranMarins du détroit d'Ormuz
Ce qui s'est passé
Oman a présenté à l'Iran un plan soutenu au niveau régional pour un mécanisme conjoint de gestion du détroit d'Ormuz, avec des redevances volontaires et sans contrôle iranien exclusif, selon Reuters, Al Jazeera et The National ; il s'inspire du détroit de Malacca, où l'Indonésie, la Malaisie et Singapour demandent aux navires de contribuer volontairement. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a déclaré à la télévision d'État iranienne que Téhéran rejette un partage à 50/50 des routes car cela ne répond pas aux préoccupations sécuritaires iraniennes, et souhaite à la place qu'une voie soit entièrement sous contrôle iranien, ainsi qu'une partie de la voie opposée, qualifiant cette position de définitive. Il a ajouté que le détroit resterait fermé si Oman n'accepte pas, et que Téhéran ne prévoit aucune négociation avec les États-Unis, bien que les discussions avec Mascate avancent étape par étape. Les ministres des Affaires étrangères du CCG, présidés par le chef de la diplomatie omanaise Badr Al Busaidi, ont évoqué la liberté de navigation par visioconférence mardi, et le ministre iranien des Affaires étrangères a abordé la sécurité du détroit avec ses homologues saoudien et omanais lundi. Le CENTCOM a indiqué que depuis la reprise du blocus le 14 juillet, il a redirigé 18 navires commerciaux, en a immobilisé deux et en a arraisonné deux, plus de 20 navires américains assurant son application. L'Iran a fermé cette voie maritime, par laquelle transitait un cinquième du commerce mondial de pétrole, après l'attaque américano-israélienne du 28 février.
Le regard extérieur
L'agence russe TASS a repris les chiffres du CENTCOM sans commentaire, présentant le blocus comme la toile de fond de l'application des mesures en cours pendant les négociations. Le journal serbe Politika a présenté la position iranienne comme un ultimatum, soulignant que Washington insiste sur la liberté de passage tandis que Téhéran souhaite conserver le contrôle des modalités de transit. Al Jazeera a cité un analyste selon lequel les contributions volontaires de type Malacca rapportent environ 70 millions de dollars par an, un montant bien inférieur au million de dollars par navire que Téhéran aurait proposé comme redevance de service.
Ce qui pourrait se passer ensuite
Les points de désaccord recensés par Al Jazeera restent ouverts : les routes maritimes, les redevances, qui fixera les modalités, et le déminage, qui incomberait selon certaines informations à l'Iran. Ses correspondants ont rapporté qu'Oman propose désormais trois voies, une iranienne, une internationale et une omanaise, et que les sources iraniennes montrent davantage de flexibilité que les déclarations publiques ne le laissent paraître. The National a rapporté que l'Iran a menacé de frapper tout navire européen ainsi que tout bâtiment impliqué dans un plan américain visant à utiliser des avoirs iraniens gelés pour financer des réparations, tandis que les Houthis ont revendiqué une nouvelle attaque contre un pétrolier saoudien en mer Rouge. Oman tient Washington informé bien que les États-Unis ne soient pas formellement à la table des négociations, et la médiation se poursuit parallèlement à la campagne aérienne américaine suspendue.
Iran: Tehran insists on controlling one transit lane in full plus part of the second, rejects equal division as failing to meet its security needs, and says the strait stays closed otherwise.
Gulf mediators: Oman and its GCC partners push a Malacca-style joint mechanism with voluntary fees that would reopen the waterway without giving any single state sole control.
United States: Washington demands free navigation, opposes mandatory transit fees and keeps enforcing its naval blockade while staying formally outside the Omani talks.
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Sources