Image symboliqueLe pétrole reste au-dessus de 105 dollars, les exportations du Golfe se redressent et les États-Unis prêtent leurs réserves
Le Brent a reculé par rapport à son plus haut en cinq mois, les exportations pétrolières du Moyen-Orient ayant retrouvé leur niveau d'avant-guerre par des routes alternatives. Washington prête du mazout et du diesel de ses réserves avant les élections de mi-mandat.
Le Brent s'échangeait sous 108 dollars selon un compte rendu et au-dessus de 110 dollars selon d'autres, mercredi 21 octobre, après un plus haut en cinq mois à 112 dollars la veille. Selon Kpler, les exportations du Moyen-Orient hors Iran dépassaient 24,5 millions de barils par jour pour la semaine au 18 octobre, contre 24,4 millions avant la guerre; le Financial Times cite 24,6 millions contre 23,3 millions. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé que les livraisons par Ormuz approchaient leur niveau d'avant-guerre. Seuls 19 navires de marchandises environ traversent le détroit chaque jour, contre plus de 100 avant le conflit, si bien qu'une grande part du pétrole passe par Fujaïrah, Oman et la mer Rouge.
Les États-Unis prêtent leurs réserves avant les midterms
Reuters rapporte que les États-Unis veulent prêter environ un tiers de leur réserve de mazout. Le New York Times indique que l'administration Trump libérera 315 000 barils, un volume que les analystes jugent trop faible pour changer grand-chose, et Bloomberg fait état d'un prélèvement sur la réserve nationale de diesel alors que les prix grimpent avant le scrutin.
Attaques et coûts du fret
L'Organisation maritime internationale compte 116 attaques contre des navires et 24 morts depuis le début de la guerre. Les Gardiens de la révolution iraniens affirment que des mines ont arrêté trois pétroliers, et l'UKMTO signale un navire touché au large d'Oman. Bloomberg cite Goldman Sachs sur une multiplication par sept des taux de fret pétrolier et Morgan Stanley sur des tensions sur les carburants jusqu'à mi-2027.