Image symboliqueLe pétrole reste près de 110 dollars alors que l'accord sur le diesel russe redessine les flux de carburant
Le Brent est resté lundi près de 110 dollars en raison des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, selon Bloomberg. Selon Reuters, les cours ont reculé dans l'attente de davantage de carburant russe après la dérogation de Trump aux sanctions.
Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak a déclaré dimanche 18 octobre que le diesel russe arriverait sur le marché américain 15 à 20 jours après la signature des contrats, le département américain de l'Énergie ayant désigné les acheteurs. Moscou prévoit 500 000 tonnes en octobre et 1 million en novembre et en décembre, et pourrait fournir 3,5 millions de tonnes d'ici la fin de l'année si les raffineries tournent à pleine capacité, soit presque 10 % du marché mondial selon Novak (TASS). Les sanctions sont levées pour six mois ou couvertes par une licence du Trésor, si bien que le fret et l'assurance ne sont pas restreints.
La Turquie veut sa part
Le ministre de l'Énergie Alparslan Bayraktar a déclaré à Kanal 7 que la Turquie ferait venir une partie de ce diesel grâce aux discussions en cours, sans donner de détails.
La Chine triple ses exportations de diesel
Les données des douanes chinoises montrent des exportations de diesel en hausse de 262,3 % sur un an en septembre, à 1,85 million de tonnes, le plus haut niveau depuis plus de trois ans, alors que la guerre en Iran et d'autres conflits réduisent l'offre au Moyen-Orient et en Russie (Handelsblatt). Pékin avait restreint les exportations de carburant à la mi-mars et assoupli les limites à la mi-juillet.
Les exportations indiennes vers l'Occident progressent
The Hindu rapporte que les exportations de carburants des raffineurs indiens vers l'Occident ont augmenté de 43 %, tandis qu'ils continuent d'importer du brut russe.
Autres opinions
TASS présente ces livraisons comme une affaire commerciale convenue entre Poutine et Trump, alors que Zelensky, des responsables européens et certains républicains critiquent vivement l'accord (Handelsblatt).