Image symboliqueIsraël suspend l'entrée de marchandises commerciales à Gaza sur fond de litige sur les taxes des camions
L'organisme militaire israélien COGAT a annoncé jeudi que les marchandises commerciales n'entraient plus à Gaza, invoquant un différend entre commerçants et Hamas. Le Hamas et le bureau des médias du gouvernement de Gaza démentent toute taxe.
Le COGAT, organisme militaire israélien chargé de la coordination humanitaire à Gaza, affirme que les commerçants gazaouis ont cessé de se coordonner avec les autorités israéliennes pour l'entrée de marchandises commerciales. Il cite un prélèvement du Hamas de 10 000 shekels par camion et l'exigence que 30 % des ventes soient réglées en espèces. Selon le COGAT, la suspension réduira de moitié les entrées quotidiennes de camions, aide et commerce confondus, à environ 300. Nahed Shhaibar, président de l'association des transporteurs privés de Gaza, a indiqué qu'aucun camion commercial en provenance d'Israël n'était entré jeudi, contrairement aux camions d'aide et aux camions commerciaux venus d'Égypte via un passage contrôlé par Israël.
Le Hamas rejette l'accusation
Le Hamas qualifie ce versement de contribution volontaire d'habitants aisés à un fonds pour veuves et orphelins et dit encourager les paiements en espèces en raison d'une grave pénurie de liquidités. Le bureau des médias du gouvernement de Gaza affirme ne percevoir aucune taxe sur l'activité commerciale depuis trois ans, accuse Israël de désinformation et réclame 600 camions par jour.
L'engagement de 600 camions
Selon l'accord négocié avec les États-Unis, Israël doit laisser entrer au moins 600 camions d'aide par jour. Israël soutient que ce chiffre porte sur les camions, non sur leur finalité, et que les marchandises commerciales sont nécessaires pour compléter l'aide.
Bilan depuis le cessez-le-feu
Le ministère de la Santé de Gaza indique que 1 501 personnes ont été tuées et 5 323 blessées depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025.
Autres opinions
Le serbe Politika ouvre sur la version du COGAT, tandis que le turc Daily Sabah (via Anadolu) met en avant le démenti de Gaza et l'accusation de campagne de désinformation israélienne.