Image symboliqueL'ONU met en garde contre une crise alimentaire si le plan sur les engrais à Ormuz reste bloqué
Un responsable de l'ONU a averti mercredi que des régions d'Asie et d'Afrique pourraient connaître une crise alimentaire si l'Iran et les États-Unis ne s'accordent pas d'ici quelques semaines sur le transit des engrais par Ormuz.
Le secrétaire général adjoint de l'ONU Jorge Moreira da Silva a déclaré à Reuters à Bangkok, en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale, qu'un accord sous quelques semaines est « absolument crucial » car la saison des semis approche. Son plan, élaboré en mars, prévoit un centre de coordination en Oman, doté de personnel onusien, pour enregistrer les navires et superviser leur passage. Il pourrait démarrer sept à dix jours après l'accord des deux parties. Manquer la saison réduirait nettement la productivité agricole et ferait grimper les prix, a-t-il dit.
Un approvisionnement déjà tendu
Avant la guerre, environ un tiers des expéditions mondiales d'urée et près de la moitié du soufre transporté par mer transitaient par le détroit. L'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires indique que les engrais représentent une part « très négligeable » des cargaisons qui passent actuellement, et la FAO avait averti en mai que la pénurie pourrait tendre l'offre alimentaire de fin 2026 à 2027.
Des négociations toujours bloquées
L'Iran et les États-Unis échangent des propositions par des intermédiaires depuis l'effondrement du cessez-le-feu provisoire de juin. Les efforts butent sur les conditions de Téhéran et sur l'insistance de Washington à traiter d'emblée le programme nucléaire iranien. Moreira da Silva a affirmé que le mécanisme onusien pourrait fonctionner en parallèle et que cinq navires par jour suffiraient.
Les attaques contre la navigation s'intensifient
Un porte-conteneurs a coulé près d'Ormuz alors que les attaques iraniennes contre la navigation se multiplient.