Image symboliqueLe chef du MI5 affirme que l'Iran vise des sites militaires britanniques et confirme l'ingérence russe dans le Brexit
Le directeur général du MI5, Ken McCallum, a déclaré mardi que l'Iran s'était tourné vers des cibles militaires britanniques. Il a aussi confirmé que la Russie avait tenté d'influencer le référendum sur le Brexit de 2016, avec peu d'effet.
Dans son bilan annuel des menaces, mardi 13 octobre, McCallum a indiqué que les opérations du MI5 liées à l'Iran avaient conduit à plus de 50 arrestations au cours de l'année écoulée, et jugé l'incident de RAF Fairford « pas unique ». Le nombre de dossiers du MI5 sur les menaces étatiques a quadruplé en dix ans et atteint désormais une ampleur comparable à celle de l'antiterrorisme. La veille, le Premier ministre Andy Burnham avait déclaré que les Gardiens de la révolution avaient presque certainement dirigé le complot de Fairford. Sept hommes ont été interpellés après l'incident du 27 septembre puis libérés sous caution ; selon le Guardian, personne n'a été inculpé.
La Russie et le vote sur le Brexit
McCallum a affirmé que RT, Sputnik et de faux comptes sur X avaient tenté d'influencer le référendum de 2016, tout en soulignant un grand écart entre ce qui a été tenté et ce qui en a résulté. Il a averti que prolonger le débat offrirait une victoire de propagande au Kremlin.
Extrême droite et IA
McCallum a qualifié le passage de positions hostiles à l'immigration à une intention terroriste de tendance la plus marquée dans les dossiers du MI5 l'an dernier. Le MI5 crée aussi un centre d'évaluation des menaces liées à l'IA, chargé d'en apprécier les risques.
Autres opinions
Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté l'attribution britannique comme une « opération sous faux drapeau grossière » et affirmé que Londres n'avait pas fourni de preuves suffisantes, rapporte Al Jazeera.