Image symboliqueLes attaques contre les navires dans le détroit d'Ormuz atteignent leur pire niveau de la guerre
L'Iran a touché 24 navires près du détroit d'Ormuz en deux semaines, la période la plus intense depuis le début de la guerre. Téhéran affirme avoir convenu avec Oman d'une route sûre provisoire.
Le Financial Times a recensé 24 navires touchés dans les deux semaines jusqu'au 11 octobre, d'après des rapports de l'UKMTO et des sources de sécurité européennes ; le précédent pic était de 13 durant les deux premières semaines de mars. Six navires ont été frappés dimanche, dont un porte-conteneurs indien, et deux marins indiens sont portés disparus. Mardi, l'UKMTO a signalé un nouveau pétrolier touché par un projectile inconnu dans le détroit, sans victimes signalées, selon TASS. Les Gardiens de la révolution disent avoir frappé un supertanker lundi, ce qui n'est pas confirmé.
Les exportations chutent
Selon Kpler, 2,9 millions de barils ont transité par le détroit le 11 octobre, le niveau le plus bas du mois ; la moyenne sur sept jours est inférieure d'environ 43 % à celle d'avant le conflit. Les armateurs se détournent, plusieurs navires ayant quitté Fujaïrah.
Pourparlers avec Oman sur la route
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, a déclaré que l'Iran et Oman s'étaient accordés sur une route sûre provisoire, les détails de mise en œuvre restant à discuter, et qu'il ne fallait pas la confondre avec une réouverture du détroit. Un conseiller du commandant des Gardiens avait affirmé que l'Iran fermerait les routes qu'il juge illégales, y compris le long de la côte omanaise.
Autres opinions
Tehran Times indique que l'Iran rejette les affirmations américaines sur un trafic normal, tandis que The National décrit une campagne iranienne contre le transport pétrolier soutenu par les États-Unis.