Image symboliqueDes sénateurs des deux partis contestent l'accord de Trump sur le diesel russe
Sept sénateurs américains, dont quatre républicains, estiment que l'accord de Trump avec la Russie sur le diesel viole l'interdiction de 2022 des importations d'énergie russe. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, affirme que les pouvoirs existants suffisent.
Dimanche 11 octobre, les sénateurs ont exhorté Trump à « faire marche arrière », ajoutant que l'administration n'a pas consulté le Congrès, comme la loi l'exige. Le sénateur Thom Tillis a déclaré sur NBC qu'il pense que Trump « pourrait » enfreindre la loi. Bessent a dit sur Fox News que les États-Unis appliqueront l'accord avec les pouvoirs légaux dont ils disposent, affirmant qu'il sert les Américains en faisant baisser les prix des carburants. Le sénateur John Barrasso l'a défendu comme un moyen de réduire les coûts pour les consommateurs, les agriculteurs et les transporteurs.
Volumes et effet sur les prix
Selon TASS, le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak a dit que la Russie livrera 300 000 tonnes en octobre, 500 000 en novembre et 1 million en décembre, tandis qu'une licence générale américaine couvre le diesel russe jusqu'au 7 avril 2027. Les analystes attendent peu d'effet durable sur les prix des carburants.
L'Europe maintient sa ligne
L'Allemagne, l'UE et l'Australie disent qu'elles n'achèteront pas de diesel russe. La ministre allemande Karin Prien a qualifié l'attitude de Trump de faillite morale pour quelques litres de diesel, et le commentaire du Handelsblatt parle de trahison envers l'Ukraine et l'Europe.
Autres opinions
TASS rapporte que le représentant Thomas Massie salue l'accord et réclame un allègement pour tous les produits pétroliers ; le Tehran Times iranien y voit une démarche dictée par la panique avant les élections de mi-mandat.