Image symboliqueLe FMI et la Banque mondiale se réunissent à Bangkok sous le choc énergétique de la guerre en Iran
Les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale se sont ouvertes lundi à Bangkok, dominées par le choc énergétique de la guerre avec l'Iran. Le pétrole a de nouveau monté et la banque centrale indienne est intervenue pour défendre la roupie.
Responsables financiers et banquiers centraux se réunissent hors de Washington pour la première fois en trois ans, avec la guerre américano-israélienne contre l'Iran, entrée dans son huitième mois, en tête de l'ordre du jour. Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a dit à Reuters que la croissance avait mieux résisté que redouté après la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, mais que la flambée du diesel, le coût des engrais et un « super » El Niño menaçant frappent désormais ensemble. La Banque ne révise pas ses prévisions pour l'instant. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a averti : « L'hiver arrive », et le Fonds laisse entrevoir peu de changement à sa prévision de croissance mondiale de 3 % pour 2026. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, est absent et envoie deux hauts responsables, a indiqué un responsable américain.
Approvisionnement en pétrole et diesel
Nikkei Asia fait état de prix records pour le Brent physique. Des dirigeants du secteur disent que les stocks accessibles s'amenuisent après la libération de plus d'un milliard de barils depuis le début de la guerre le 28 février. Trump a annoncé vendredi un accord avec la Russie pour davantage de diesel, assorti d'une dérogation temporaire aux sanctions, que Zelensky a critiquée. Selon des titres de Bloomberg, le pétrole a monté lundi après des attaques contre un aéroport saoudien et des pétroliers.
Défense de la roupie
La banque centrale indienne a ouvert un guichet en dollars aux compagnies pétrolières publiques, et selon le FT la roupie est proche de ses plus bas historiques. Bloomberg rapporte qu'elle s'est ensuite redressée sur le marché offshore.