Image symboliqueUne ONG accuse l'Égypte d'une frappe aérienne qui a tué au moins 72 mineurs au Soudan
Une organisation soudanaise de défense des droits affirme que des avions égyptiens ont tué samedi au moins 72 mineurs dans une mine d'or proche de la frontière. L'Égypte n'a pas réagi et le bilan ne peut être vérifié de manière indépendante.
Emergency Lawyers, une organisation basée à Khartoum qui documente les atrocités de la guerre au Soudan, affirme que des chasseurs égyptiens ont visé des mineurs civils en territoire soudanais samedi 10 octobre. Deux survivants ont déclaré à l'AFP qu'un avion avait tiré cinq fois sur la mine vers 20 h, alors que des milliers de personnes y travaillaient. Les gens se sont enfuis dans des directions différentes, si bien que personne ne connaît le bilan complet, ont-ils dit. Tous deux ont vu des corps pendant leur fuite et craignent d'autres victimes sous les décombres.
Deuxième frappe cette année
Des frappes similaires en juin, également attribuées à l'Égypte, avaient tué 23 ouvriers dans la région de Jabal al-Uqaydat. L'armée égyptienne avait alors dit avoir mené une opération de grande ampleur en territoire égyptien contre l'extraction illégale d'or et arrêté 223 personnes, dont 136 étrangers. Les deux pays revendiquent le triangle de Halaïb.
Des bilans très divergents
Le Réseau des médecins du Soudan a fait état d'un bilan initial de 13 morts et 28 blessés, selon Telesur. L'alliance Tasis, dirigée par les FSR, a avancé plus de 200 morts.
Autres opinions
Le média vénézuélien Telesur date la frappe de dimanche et cite une source militaire égyptienne qui a dit à l'EFE que l'aviation avait bombardé un groupe entré en Égypte malgré des avertissements. Emergency Lawyers affirme que la frappe a touché le territoire soudanais.