Image symboliqueDes troupes érythréennes signalées dans le nord de l'Éthiopie, les relations rompues
Des témoins signalent des soldats érythréens dans la région éthiopienne du Tigré, et selon Bloomberg, Addis-Abeba exige leur retrait. L'Érythrée y voit un prétexte pour faire la guerre.
Au moins deux témoins ont déclaré à Reuters avoir vu, mercredi 7 octobre, des dizaines de soldats érythréens à bord de deux camions à Adigrat, à 25 km au sud de la frontière. Reuters n'a pas pu vérifier ces récits de manière indépendante. Le Monde rapporte que des témoins ont vu des unités érythréennes près d'Adigrat depuis mardi et des camions en route vers le front à Agula, et l'AFP cite un habitant évoquant des armes lourdes. Le ministre érythréen de l'Information n'a pas nié un franchissement de la frontière, mais accuse l'Éthiopie de forger un « récit fallacieux d'autodéfense » pour camoufler une guerre d'agression.
Le front du Tigré
Les combats entre l'armée et une alliance incluant le FPLT ont repris le 23 septembre, et les forces éthiopiennes ont pris Mekele lundi. Gebreigziabher Beyene, commandant de la Tigray Peace Force, dont la milice combat aux côtés de l'armée, affirme que sa force est frappée par des drones.
Rupture diplomatique
L'Érythrée a rompu ses relations jeudi dernier, après qu'Addis-Abeba a annoncé la fermeture de son ambassade à Asmara et l'expulsion de 10 diplomates érythréens. L'Éthiopie accuse l'Érythrée, l'Égypte et le Soudan de soutenir l'alliance, ce que les trois pays démentent.