Image symboliqueLes combats s'étendent au Tigré alors que le risque de guerre entre l'Éthiopie et l'Érythrée grandit
Des groupes tigréens recruteraient de force des garçons dès 15 ans, selon des témoins, alors que les combats s'étendent. Un analyste met en garde contre un risque croissant de guerre entre l'Éthiopie et l'Érythrée.
Les combats ont commencé le 23 septembre, lorsque le TPLF a saisi des aéroports, dont celui de Mekele; il affirme répondre à des frappes de drones fédérales. Les forces fédérales sont entrées dans Mekele le samedi 3 octobre, et le TPLF a annoncé que son gouvernement quittait temporairement la ville. Des sources humanitaires font état de frappes aériennes et d'échanges d'artillerie jusqu'à lundi, un bulletin citant au moins 17 morts à Adwa et Sheraro.
Recrutement forcé
Des témoins ont raconté au Guardian que le TPLF et ses alliés raflent dans la rue des hommes et des garçons de 15 à 65 ans, et que ceux qui ont de l'argent soudoient les agents. Selon le Guardian, les forces érythréennes et les milices amhara, ennemies en 2020-2022, combattent désormais aux côtés du TPLF.
Tensions avec l'Érythrée
L'Éthiopie accuse l'Égypte, l'Érythrée et l'armée soudanaise de soutenir les rebelles; les trois le démentent. L'Éthiopie a fermé son ambassade à Asmara et l'Érythrée a déclaré les relations rompues. Magnus Taylor, de l'International Crisis Group, estime que le risque d'une guerre directe entre les deux États augmente.
Appels au calme
Premium Times rapporte que quatre pays africains ont appelé à la désescalade.
Autres opinions
Le Guardian présente le soutien érythréen au TPLF comme un fait, tandis que The National et TASS rapportent le démenti de l'Érythrée.