Image symboliqueL'Allemagne et la France proposent un outil européen pour couper l'accès au marché
Le chancelier Merz et le président Macron veulent que l'UE puisse couper un pays du marché unique en cas de coercition commerciale. Les dirigeants européens doivent examiner la proposition lors d'un sommet à la mi-octobre.
Dans une lettre adressée lundi 5 octobre à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, Merz et Macron réclament un instrument « puissant », activable rapidement, avec des mesures « allant jusqu'à une exclusion immédiate du marché intérieur si nécessaire » (Financial Times). La lettre ne nomme aucun pays, mais le FT y voit une réponse aux restrictions chinoises sur les exportations de terres rares. Selon la FAZ et le Handelsblatt, la Commission pourrait déclencher l'outil elle-même, et les États membres ne pourraient l'arrêter qu'à la majorité qualifiée. Un second instrument proposé vise à éviter que les entreprises ne dépendent trop de fournisseurs d'un seul pays. Un porte-parole de la Commission a qualifié la lettre de contribution précieuse, qui sera discutée au sommet.
Négociations à Pékin
Le commissaire au commerce Maroš Šefčovič rencontre le ministre chinois du commerce Wang Wentao à Pékin le 9 octobre, alors que l'UE cherche à réduire son déficit commercial avec la Chine, d'un milliard d'euros par jour. Šefčovič a déclaré à Politico que les discussions n'avaient pas encore atteint leur but, et la FAZ écrit que l'issue déterminera si les dirigeants choisiront la confrontation.
Pression au sein de la coalition allemande
Les ministères fédéraux dirigés par le SPD veulent une ligne plus dure envers la Chine, selon un document préparant le comité de coalition de mercredi, révélé d'abord par Die Zeit. Il prévoit notamment une enquête antisubventions de l'UE visant les constructeurs chinois de véhicules hybrides rechargeables. Selon Die Zeit, le ministère de l'Économie dirigé par l'Union et une partie de la Chancellerie veulent n'utiliser la défense commerciale qu'avec une grande retenue.