Image symboliqueWashington presse Netanyahu sur les colons alors que des maisons sont occupées à Qusra
Washington presse le premier ministre israélien de condamner les colons qui assiègent des familles palestiniennes dans le village de Qusra, en Cisjordanie. Benjamin Netanyahu ne s'est pas exprimé.
Cette pression intervient après près d'une semaine d'escalade à Qusra, où des colons ont installé un avant-poste non autorisé près de trois maisons palestiniennes vers le 9 ou le 10 août, ont indiqué des responsables à Reuters. Les Nations unies ont déclaré qu'environ 15 Palestiniens, dont deux enfants, étaient bloqués sans eau courante ni électricité; l'une des maisons appartient à un Palestinien de nationalité américaine vivant dans l'Ohio. L'ambassadeur des États-Unis Mike Huckabee a qualifié les personnes impliquées de "terroristes israéliens" le jeudi 13 août. Reuters a rapporté dimanche que, selon des Palestiniens, des colons occupent désormais certaines maisons.
Retour des colons dans le village
Une quinzaine de colons sont de nouveau entrés à Qusra samedi, bien que l'armée ait déclaré la zone militaire fermée, et sont repartis après que des soldats leur ont lu l'ordre, a rapporté la radio de l'armée. L'armée cherche à savoir pourquoi le démantèlement de l'avant-poste a pris 48 heures.
Le maintien de l'ordre confié à la police
Le ministre de la Défense Israel Katz a ordonné vendredi à l'armée d'élaborer un plan transférant à la police, placée sous l'autorité du ministre d'extrême droite Itamar Ben-Gvir, l'application civile de la loi en Cisjordanie occupée. Le vice-président palestinien Hussein al-Sheikh y voit une violation flagrante du droit international.
Autres opinions
Le Jerusalem Post relaie aussi des signalements du conseil régional de Binyamin sur des attaques palestiniennes qui, selon lui, passent inaperçues; le Tehran Times présente l'ordre de Katz comme une annexion masquée.