Image symboliqueLes talibans fêtent cinq ans au pouvoir, l'ONU alerte sur la crise des droits
Les talibans ont célébré samedi cinq ans au pouvoir par une cérémonie à Kaboul et des rassemblements dans tout le pays. L'ONU a mis en garde contre une crise des droits qui s'aggrave.
Des responsables et des milliers de citoyens se sont réunis samedi 15 août dans la salle de la Loya Jirga à Kaboul pour des discours sur ce qu'ils ont appelé la libération des forces américaines. Le ministre des Affaires étrangères Amir Khan Muttaqi a déclaré que les valeurs du gouvernement et de la nation concordaient désormais. La chaîne afghane Tolonews a montré des fleurs larguées d'un hélicoptère militaire au-dessus de la capitale, et un rassemblement s'est tenu devant l'ancienne ambassade des États-Unis.
L'ONU insiste sur les droits des femmes
Un haut responsable de l'ONU a alerté sur l'aggravation de la crise des droits humains dans un pays où les filles de plus de douze ans restent privées d'école. La représentante spéciale d'ONU Femmes, Susan Ferguson, a recensé plus de 100 décrets talibans restreignant la vie des femmes, et vendredi 56 États membres de l'ONU, dans une déclaration commune lue par le Danemark, en ont réclamé l'abrogation.
Kaboul appelle l'argent américain, pas les troupes
Muttaqi a déclaré au New York Times que les États-Unis pourraient rouvrir leur ambassade et investir dans les minerais, les barrages et les routes de l'Afghanistan, sans présence militaire. Washington a au contraire désigné les talibans comme soutien étatique de détentions arbitraires et interdit aux Afghans de voyager aux États-Unis; la Russie reste le seul État à reconnaître le gouvernement.
Autres opinions
Le quotidien allemand FAZ appelle Berlin à revenir à Kaboul, la Russie, la Chine, l'Iran et l'Inde comblant le vide; le Global Times chinois a couvert l'Afghanistan par un reportage sur les femmes qui travaillent hors du foyer.