Image symboliqueDes frappes israéliennes tuent onze personnes dans le sud du Liban, bilan le plus lourd depuis la trêve de juin
Des frappes aériennes israéliennes sur deux villages du sud du Liban ont tué samedi au moins onze personnes, dont trois enfants, la journée la plus meurtrière depuis l'entrée en vigueur de la trêve avec le Hezbollah en juin.
Des avions de combat israéliens ont rasé tôt le samedi 15 août une maison à la périphérie d'Ansar, tuant sept personnes, dont trois enfants. Une frappe menée quelques heures plus tard contre une habitation de Deir al-Zahrani a tué deux personnes selon le décompte du Guardian, quatre selon le ministère libanais de la santé. Aucun des deux villages ne se trouve dans la zone occupée par les forces israéliennes.
La version israélienne de la frappe
L'armée israélienne a affirmé que le Hezbollah avait blessé trois de ses soldats avec un drone explosif près de la crête d'Ali al-Taher et qu'elle avait frappé un quartier général de la force Radwan, tuant le commandant de bataillon Ali Samir Al-Haj Hassan, dont la famille se trouvait auprès de lui. Elle a qualifié Hassan de cible légitime et accusé le Hezbollah d'utiliser des civils comme boucliers humains; le premier ministre Nawaf Salam a répondu que les femmes et les enfants tués n'étaient pas des cibles militaires.
Des négociations sous tension
Le président Joseph Aoun a vu dans ces frappes un message clair adressé aux négociations, dont le huitième cycle, sous médiation américaine, doit se tenir à Rome début septembre. Le Hezbollah a promis une riposte appropriée et pressé Beyrouth de mettre fin aux discussions humiliantes engagées depuis avril; un porte-parole de Benyamin Nétanyahou a estimé que les frappes devaient les rendre plus sérieuses.
Autres opinions
Tehran Times parle de massacres et passe sous silence l'attaque de drone que le Jerusalem Post place en tête.